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	<title>LetS globetrotters &#187; Récits de voyage</title>
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	<description>Tribulations de 2 globetrotters autour du monde</description>
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		<title>Virée dans la jungle au Nord de la Thaïlande</title>
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		<pubDate>Fri, 29 Mar 2013 16:50:31 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Nous n&#8217;avons pas beaucoup de temps en Thaïlande avant de nous diriger vers notre prochaine destination (le Cambodge). Nous décidons donc d&#8217;aller passer une dizaine de jours au Nord de la Thaïlande dans les environs de Chiang Mai. Pour éviter de rester trop longtemps dans cette ville un peu trop touristique, nous prenons la route [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Nous n&rsquo;avons pas beaucoup de temps en Thaïlande avant de nous diriger vers notre prochaine destination (le Cambodge). Nous décidons donc d&rsquo;aller passer une dizaine de jours au Nord de la Thaïlande dans les environs de Chiang Mai. Pour éviter de rester trop longtemps dans cette ville un peu trop touristique, nous prenons la route de Mae Hong Son à peine arrivés !</p>
<p style="text-align: justify;">Première étape dans un lodge perdu au milieu de nul part. Au programme : balade dans la jungle et spéléologie ! Que d&rsquo;aventures !</p>
<p style="text-align: justify;">Ensuite, nous décidons de passer 3 jours et 2 nuits dans un village karen : l&rsquo;un des beaux moments de notre voyage, avec de belles rencontres, de la joie de vivre, un petit trek dans la jungle et un repas concocté façon &laquo;&nbsp;nature&nbsp;&raquo;, la découverte de l&rsquo;artisanat local (tissage), des discussions intéressantes&#8230; Bref, un très bon souvenir qui restera gravé dans nos mémoires.</p>
<p style="text-align: justify;">Ensuite, nous prenons le temps de visiter les paisibles bourgades de Mae Hong Son et de Mae Sariang. Temples, balades autour du lac et kayak !</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, nous retournons à Chiang Mai pour quelques jours de détente. Parmi les activités les plus en vogue : night markets, vélo dans la ville, massage thaï (aïe aïe aïe) et cours de cuisine ! Un bon programme avant de quitter la Thaïlande pour le Cambodge !</p>
<p style="text-align: justify;"> <span style="font-size: 13px; line-height: 19px;">Les photos, c&rsquo;est </span><a style="font-size: 13px; line-height: 19px;" title="Thailande part II" href="http://www.flickr.com/photos/letsglobetrotters/sets/72157633118919902/" target="_blank">ici</a></p>
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		<title>Après l&#8217;Inde, le choc de Bangkok</title>
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		<pubDate>Fri, 29 Mar 2013 16:35:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[lets]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après avoir quitté l&#8217;Inde un peu fatigués, nous affrontons le choc de Bangkok&#8230; Nouveau pays, nouvelle culture ! Après le capharnaüm de Delhi, la propreté des rues de Bangkok ! Après 2 mois sans viande, la débauche de stands de nourriture, de brochettes et autres ! Après 2 mois sans alcool ou presque, la ruée [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Après avoir quitté l&rsquo;Inde un peu fatigués, nous affrontons le choc de Bangkok&#8230; Nouveau pays, nouvelle culture !</p>
<p style="text-align: justify;">Après le capharnaüm de Delhi, la propreté des rues de Bangkok ! Après 2 mois sans viande, la débauche de stands de nourriture, de brochettes et autres ! Après 2 mois sans alcool ou presque, la ruée des touristes à moitié dénudés ou non sur les buckets (seaux d&rsquo;alcool) à des prix défiants toutes concurrence ! Sans parler des lumières partout, des gens alignés en rang d&rsquo;oignons en train de se faire masser les pieds en pleine rue, les galeries marchandes sur 7 étages&#8230; Bref, ça nous change du tout au tout ! Difficile de croire que tout ce petit monde cohabite sur la même planète !!!</p>
<p style="text-align: justify;">Passé le choc, nous profitons de la ville pour refaire des emplettes et nous remettre à neuf(un appareil photo qui nous a lâché avec toutes les aventures qu&rsquo;on lui à fait vivre : si quelqu&rsquo;un veut nous sponsoriser n&rsquo;hésitez pas à nous faire signe lol), nous en profitons aussi pour nous balader et visiter quelques temples. Un moment agréable dans une capitale démesurée !</p>
<p style="text-align: justify;">Les photos, c&rsquo;est par<a title="Thailande part I" href="http://www.flickr.com/photos/letsglobetrotters/sets/72157633114473511/" target="_blank"> ici</a></p>
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		<title>Une dernière merveille avant de partir&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Mar 2013 23:37:16 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Notre périple en Inde se termine ici. Après 2 mois à découvrir ce pays aux mille visages, aux mille cultures, aux &#171;&#160;mille&#160;&#187; religions&#8230; Ce pays et son milliard d&#8217;habitants. Ce pays bouleversant et éreintant à la fois. Mais avant de dire son dernier mot, l&#8217;Inde a une dernière merveille à nous offrir&#8230; Son Taj Mahal, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Notre périple en Inde se termine ici. Après 2 mois à découvrir ce pays aux mille visages, aux mille cultures, aux &laquo;&nbsp;mille&nbsp;&raquo; religions&#8230; Ce pays et son milliard d&rsquo;habitants. Ce pays bouleversant et éreintant à la fois.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais avant de dire son dernier mot, l&rsquo;Inde a une dernière merveille à nous offrir&#8230; Son Taj Mahal, mausolée d&rsquo;un blanc immaculé d&rsquo;un roi qui pleure son amour perdu&#8230; Un monument d&rsquo;une grâce et d&rsquo;une beauté indescriptibles&#8230; Nous y restons un bon moment, vagabondant dans les jardins, s&rsquo;amusant à regarder toutes les pauses photos dont les touristes sont capables, difficile de détacher les yeux de ce lieu&#8230; Nous devons pourtant quitter la ville d&rsquo;Agra pour notre prochaine étape, Mathura. Une nouvelle ville sacrée de l&rsquo;hindouisme, l&rsquo;occasion pour nous de voir la ferveur de cette religion dont on ne comprend pas grand chose. Nous quitterons l&rsquo;Inde sans avoir vu le Gange mais l&rsquo;énergie bouillonnante et désordonnée (à nos yeux j&rsquo;entends) qui règne ici nous en donne un faible aperçu.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous retournons à Delhi pour quelques visites, derniers achats, derniers marchés pour enivrer nos sens une nouvelles fois : couleurs, odeurs, bruits, tout y passe&#8230; Nous marchons également dans les derniers pas d&rsquo;un homme humble et pourtant immense, Gandhi. L&rsquo;occasion pour nous de découvrir un peu son histoire et de vouloir explorer encore plus loin ses idées, son combat. Nous quittons l&rsquo;Inde fatigués et plutôt soulagés de ne plus avoir à marchander âprement chaque roupie, d&rsquo;autant qu&rsquo;une dernière mésaventure de tuk-tuk est la goutte d&rsquo;eau qui fait déborder le vase.</p>
<p style="text-align: justify;">Les photos, c&rsquo;est <a title="Inde part VII" href="http://www.flickr.com/photos/letsglobetrotters/sets/72157632991053128/" target="_blank">ici</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous garderons de l&rsquo;Inde un souvenir impérissable. Nous y retournerons assurément un jour (peut être pas dans l&rsquo;immédiat car ce n&rsquo;est pas toujours de tout repos). Capable de vous offrir le pire comme le meilleur, une chose est sûre, ce pays ne peut pas vous laisser indifférent. Nous en partons riches de beaucoup d&rsquo;expériences différentes, de belles rencontres, d&rsquo;une spiritualité &laquo;&nbsp;grandie&nbsp;&raquo; (ou au moins naissante), d&rsquo;ouverture d&rsquo;esprit, de quelques réponses mais aussi de beaucoup de questions&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>Rajasthan, pays de guerriers aux portes du désert</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Mar 2013 01:52:34 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Récits de voyage]]></category>

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		<description><![CDATA[En lisant le précédent message, vous saurez que malheureusement, le temps nous manque pour écrire alors plutôt que de continuer sans donner de nouvelles, nous ferons plus simple : mettre les photos sur Flickr avec des commentaires pour expliquer notre parcours (alors n&#8217;hésitez pas à regarder les commentaires sur Flickr pour suivre nos aventures) La [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">En lisant le précédent message, vous saurez que malheureusement, le temps nous manque pour écrire alors plutôt que de continuer sans donner de nouvelles, nous ferons plus simple : mettre les photos sur Flickr avec des commentaires pour expliquer notre parcours (alors n&rsquo;hésitez pas à regarder les commentaires sur Flickr pour suivre nos aventures)</p>
<p style="text-align: justify;">La suite de nos aventures nous emmène aux portes du désert, au pays des guerriers Rajputs, le Rajhastan. Pour replacer dans le contexte, c&rsquo;était en Septembre dernier (oui, je sais que j&rsquo;ai plus de 5 mois de retard, je m&rsquo;en excuse). Par une chaleur accablante, nous découvrons les palais forteresses des Maharajas dans les villes de Bikaner, Jasailmer, Jodhpur et Udaipur. Finement travaillés, ce sont de vrais merveilles architecturales remplies d&rsquo;histoire et de force. Nous nous offrons également une petite virée dans la &laquo;&nbsp;campagne&nbsp;&raquo; rajsthanie (du désert avec un peu de verdure), pour nous l&rsquo;occasion de belles rencontres. Les villes de Pushkar et Ajmer nous offrent, quant à elles, un versant plus spirituel de l&rsquo;Inde, respectivement lieu de pélerinage hindou et musulman.</p>
<p style="text-align: justify;">Les photos c&rsquo;est <a title="Inde part VI" href="http://www.flickr.com/photos/letsglobetrotters/sets/72157632984667868/" target="_blank">ici</a></p>
<p style="text-align: justify;">PS : <em>Aujourd&rsquo;hui, nous sommes à l&rsquo;extrême Nord du Chili, à la frontière avec la Bolivie</em></p>
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		<title>L&#8217;Inde, un pays aux multiples religions</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Mar 2013 23:19:45 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Récits de voyage]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous retrouvons le monde moderne à Manali, ville de l&#8217;Himachal Pradesh où nous restons une bonne semaine avec pour but principal de rédiger notre rapport d&#8217;évaluation, pour rendre compte à l&#8217;association française de nos observations dans la vallée du Zanskar. Cet endroit se révèlera un vrai havre de paix pour nous. Un petit coin de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY">Nous retrouvons le monde moderne à Manali, ville de l&rsquo;Himachal Pradesh où nous restons une bonne semaine avec pour but principal de rédiger notre rapport d&rsquo;évaluation, pour rendre compte à l&rsquo;association française de nos observations dans la vallée du Zanskar. Cet endroit se révèlera un vrai havre de paix pour nous. Un petit coin de confort occidental au milieu des montagnes indiennes.</p>
<p align="JUSTIFY">La rapport fini, la bougeotte nous titille de nouveau, en effet, voilà maintenant un mois que nous sommes arrivés en Inde et nous n&rsquo;avons pratiquement rien vu. Nous commençons donc à planifier la suite de notre parcours. Une fois fixé, nous refaisons nos sacs pour une nouvelle destination, tiraillé entre cette vie douce, paisible, et peu cher et la découverte d&rsquo;autres contrées.</p>
<p align="JUSTIFY">Nous programmons donc un bus du gouvernement début septembre pour notre nouvelle destination Dharamsala. Les 2 villes ne sont pas si loin à vol d&rsquo;oiseau, mais se révèle réellement loin sur route. 12h de trajet sont prévus sur des nouvelles routes de montagnes !! Ce sont toujours des bus du gouvernement et cette fois nous sommes seuls. La premier problème reste nos sacs, toujours pas de quoi les attacher sur les galeries et trop de monde à l&rsquo;intérieur pour les garder avec nous. Nous n&rsquo;avons pas acheté de corde malgré un certains nombres de jour en ville mais par chance, nous rencontrons un autre couple de touristes,québéco-allemand. Cela fait 3 mois qu&rsquo;ils voyagent en Inde et ils sont un peu plus rôdés que nous. Ils ont une corde qui nous servira tous les 4. Encore une fois nos sacs sont sauvés mais au prix également d&rsquo;une surveillance de chaque instant. Dès que le bus s&rsquo;arrête, un petit coup d&rsquo;oeil sur le toit n&rsquo;est pas de trop pour s&rsquo;assurer que les 4 sacs sont toujours là !</p>
<p align="JUSTIFY">Nous arrivons à Dharamsala, ou plutôt Mac Leod Gang, le pendant monastique et touristique de la ville de Dharamsala. Les jours suivants, nous visitons cette ville dont l&rsquo;histoire et poignante, à la fois remplie de tristesse et d&rsquo;espoir. Il s&rsquo;agit de la ville des réfugiés tibétains : sa sainteté le Dalai-Lama vit ici, le gouvernement provisoire du Tibet y est installé également. Le musée retrace la fuite désespérée de ces hommes et femmes ayant quittés leur terre pour échapper au régime chinois qui leur interdit de pratiquer leur religion, passant par les cols himalayens au péril de leur vie. De ce fait, la ville est récente, construite de blocs de bétons, de maisons carrés basiques comme si l&rsquo;urgence avait été de loger des gens plus que de construire une ville. Même les temples, monastères n&rsquo;ont pas le charme de ceux que nous avons vu au Ladakh, tout simplement parce qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas l&rsquo;ancienneté, l&rsquo;histoire qui imprégnent les gompa du Ladakh ou du Tibet.</p>
<p align="JUSTIFY">Beaucoup de moines partout dans les temples et les rues déambulent, méditent, prient&#8230; Le Dalai-Lama vient d&rsquo;enseigner pendant 4 jours : nous l&rsquo;avons raté de peu !</p>
<p align="JUSTIFY">Notre périple nous mène ensuite vers un nouveau haut lieu religieux mais cette fois-ci nous changeons totalement de décor, les Sikhs nous accueillent dans leur fameux temple d&rsquo;or pour 3 jours de sérénité totale !</p>
<p align="JUSTIFY">Les photos c&rsquo;est par <a title="Inde part V" href="http://www.flickr.com/photos/letsglobetrotters/sets/72157632983979470/" target="_blank">ici</a></p>
<p align="JUSTIFY"><em>En ce qui concerne le blog : parce que le retard sera impossible à rattraper (<em>j&rsquo;en suis désolée)</em>, qu&rsquo;écrire demande trop de temps, nous vous laissons regarder les photos sur Flickr en essayant de détailler un peu plus les commentaires pour que vous puissiez continuer à suivre un peu notre périple&#8230; Nous vous raconterons toutes ces aventures de vives voix, car nous nous voyons dans peu de temps finalement&#8230; </em></p>
<p align="JUSTIFY">
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		<title>Passons aux choses sérieuses</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Jan 2013 08:02:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[lets]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Inde]]></category>
		<category><![CDATA[Récits de voyage]]></category>

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		<description><![CDATA[Devant « l&#8217;ampleur des dégâts », ou plutôt du retard à combler, je me sens obligée d&#8217;agir pour ceux qui souhaitent avoir des nouvelles de notre parcours (qui ne s&#8217;est pas arrêté en Inde il y a 5 mois de cela contrairement à ce que le blog pourrait faire penser). Nous allons donc vous raconter, de manière [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY">Devant « l&rsquo;ampleur des dégâts », ou plutôt du retard à combler, je me sens obligée d&rsquo;agir pour ceux qui souhaitent avoir des nouvelles de notre parcours (qui ne s&rsquo;est pas arrêté en Inde il y a 5 mois de cela contrairement à ce que le blog pourrait faire penser). Nous allons donc vous raconter, de manière plus succincte (désolés pour ceux qui aiment les longs récits détaillés), la suite de nos aventures au pays aux mille contrastes, l&rsquo;Inde.</p>
<p align="JUSTIFY">Il est temps de quitter Zamthang pour continuer nos découvertes. Nous posons donc notre casquette associative pour reprendre celle de touristes trekkeurs. L&rsquo;équipe qui nous encadre est composée d&rsquo;un horseman, et ses 4 chevaux, d&rsquo;un cuisinier et d&rsquo;un assistant. Nous partons pour un trek qui durera au total 5 jours et demi. Notre première étape est une (re)mise en route. Après 15 jours dans l&rsquo;école, notre organisme est acclimaté à l&rsquo;altitude, mais plus vraiment endurant ! Nous débutons par une marche d&rsquo;une heure et demi avant d&rsquo;arriver au premier village. Un chemin sur les hauteurs de la rivière, à flanc de montagne, toujours dans cette ambiance rocailleuse et poussiéreuse. Pas de place pour la végétation ici. Zamthang est derrière nous, notre regard se porte devant, vers le futur, le fameux col de Shingo La, point culminant de notre trek, que nous passerons dans quelques jours. Nous découvrons les talents de notre « cooker-guide ». La cuisine, plus que le guidage, est son domaine de prédilection. Au menu, pour se mettre en appétit, chai et petits gâteaux, on enchaîne sur une soupe de pâtes un peu épicée puis on « termine » par le dîner : chiapati ou riz, avec des légumes cuits façon wok, dal (lentilles dans un jus) accompagné d&rsquo;un dessert à base de fruits coupés dans une crème anglaise. Nous voilà repus pour passer une bonne nuit sous le ciel étoilé&#8230;<a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2013/01/Inde-part-IV.jpg"><br />
</a></p>
<p align="JUSTIFY"><a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2013/01/Inde-part-IV-1.jpg"><img class="size-medium wp-image-430 alignleft" title="Inde part IV (1)" src="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2013/01/Inde-part-IV-1-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a>Le lendemain, une journée de 7h de marche nous attend. Nous poursuivons notre route sur le bord de la rivière, pas de gros dénivelé mais à cette altitude (environ 4000m), le moindre effort se fait ressentir. Nous poursuivons notre alternance de paysages désertiques et de villages, petites tâches vertes comme perdues au milieu de cette nature hostile. Nous traversons Testa, un charmant village, qui fait penser à une bourgade des Alpes : petites rues, grosses maisons, l&rsquo;odeur de bouse et d&rsquo;herbe chauffée au soleil, les enfants qui courent dans les ruelles, les vieilles portes en bois tannées par les hivers. Arrivés à l&rsquo;intersection entre Tangso et Kargyak, notre horseman, nous explique qu&rsquo;il vit tout près et nous propose de passer la nuit dans sa famille. Ainsi, les chevaux pourront se reposer dans des champs d&rsquo;herbe fraîche, nous n&rsquo;aurons pas à monter la tente, et la cuisine n&rsquo;en sera que plus simple. Nous découvrons un peu plus, combien l&rsquo;invité est à l&rsquo;honneur. Nous ne devons surtout rien faire. Nous restons cloués au tapis à attendre les mets arriver un à un. Nous serons aussi « obligés » de dormir dans la pièce familiale tous les 2, alors que la famille dort dans la salle à manger et que notre équipe devra finalement dormir dehors dans la tente !!! Nous avons beau expliquer que nous préférons que tout le monde dorme au chaud, ils refusent tous catégoriquement notre offre. Nous en sommes plus que gênés. Laure durant cette journée a subi encore quelques déboires digestifs (vive l&rsquo;Inde!), nous permettant de faire quelques pauses régulières dans les villages et rendant l&rsquo;attention de l&rsquo;équipe quasi obsessionnelle sur son état de santé ! Une bonne nuit de repos et le yaourt fermenté local auront tôt fait de la remettre sur pied.</p>
<p align="JUSTIFY"><a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2013/01/Inde-part-IV-2.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-429" title="Inde part IV (2)" src="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2013/01/Inde-part-IV-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a>Notre troisième journée consiste à poursuivre la rivière jusqu&rsquo;au pied du col Shingo La. Dernière journée avant le grand effort. La marche dure également 6h. Nous commençons la journée sur un flanc de montagne admirant la migration des yaks avec les Drogsa, un magnifique troupeau canalisé par une dizaine d&rsquo;hommes avançant doucement vers de nouveaux pâturages. Nous passons le village de Kargyak, le dernier village de la vallée puis entamons une longue traversée qui semble nous mener au bout du monde. De nombreux groupes de chevaux nous dépassent : c&rsquo;est la rentrée des classes&#8230; Donc beaucoup d&rsquo;enfants de la vallée, accompagnés de quelques adultes se rendent à Manali pour la nouvelle année scolaire. Une dernière épreuve nous attend et inquiète notre guide depuis le matin: la traversée de la rivière. Nous sommes obligés de nous déchausser pour traverser pied nus les courants glacés. En une traversée, nos pieds sont gelés et nous n&rsquo;osons imaginer ceux de notre guide qui, toujours avec la plus grande prévenance, a traversé au moins 5 fois le courant pour nous aider et porter nos sacs. Mais ici, il n&rsquo;y a pas de place pour se plaindre&#8230; Nous arrivons finalement au pied du col en milieu d&rsquo;après midi. Nous nous posons dans un camp de fortune où se montent les tentes des familles accompagnant leur enfant à l&rsquo;école, au bord de la rivière. Dans un coin, une échoppe construite le plus simplement du monde avec 4 murs de pierres et une toile faisant office de toit, permet d&rsquo;acheter des biscuits, boissons, cigarettes, et sert aussi des plats pour un bon repas ou le fameux Chai indispensable à la vie locale.</p>
<p align="JUSTIFY"><a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2013/01/Inde-part-IV-11.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-428" title="Inde part IV (11)" src="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2013/01/Inde-part-IV-11-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a>Le jour J est arrivé. Après un démarrage en douceur, nous entamons la vraie montée. Nous croisons nos derniers yaks, prenons notre temps pour ménager nos organismes et finalement, apercevons le col au pied d&rsquo;un énorme glacier. Le col est couvert de drapeaux de prière et de kataks. Nous restons dans cet endroit magique le temps de prendre quelques photos et de profiter de notre petit record personnel (5090 m tout de même). Nous voici plus haut que le Mont Blanc. Mais la météo nous rappelle vite à l&rsquo;ordre, il fait très froid là-haut et il nous reste encore du chemin à parcourir. Nous entamons la descente, la tête encore dans les nuages de cet instant tant désiré et pourtant trop court. Après 2 heures de descente au pas de course sous une pluie fine, nous établissons le camp de base. La soirée est agréable avec l&rsquo;équipe que nous commençons à connaître, malgré notre anglais approximatif à tous.</p>
<p align="JUSTIFY">Notre dernière étape sera assez courte, car de l&rsquo;autre coté, dans l&rsquo;autre vallée, la route gagne également du terrain et le trek perd de son charme. Finis la plénitude du silence, les bruits des pias (marmottes locales) sur les bords de la rivière, le petit chemin où ne passe qu&rsquo;une personne à la fois tracé par tant de pieds depuis tant de générations, le temps de parler avec un homme sur son cheval. Ici, la route apporte les jeeps, le bruit, mais aussi pour eux, les marchandises, l’électricité&#8230; Bref, le confort moderne auquel nous aspirons tous ! Après nos 10 derniers kilomètres, que nous faisons en jeep, nous arrivons finalement à Darcha, petit village au bord d&rsquo;une route. Ici, l&rsquo;architecture est toute autre, plus de maisons blanches au toit plats couverts de bouses et d&rsquo;herbes, plus de champs d&rsquo;orge. Nous sommes revenus à la civilisation. Nous profitons de notre dernier bon repas cuisiné par notre cooker préféré et de notre dernière nuit sous la tente. Notre trek se fini officiellement ici. Demain, le bus est commun mais notre équipe ne fait que rentrer chez elle. La vallée du Zanskar s&rsquo;éloigne mais nous garderons longtemps tous ces souvenirs en mémoire, toutes ces rencontres authentiques et sincères dans nos coeurs&#8230;</p>
<p align="JUSTIFY"><a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2013/01/Inde-part-IV-23.jpg"><br />
</a>Le lendemain nous partons en bus direction Manali, la grande ville. Notre premier voyage en bus en Inde ne nous épargne rien. Encore une expérience difficile à décrire et qu&rsquo;il faut vivre au moins une fois dans sa vie. Le principe, vous vous imaginez sur une route de montagne étroite et sinueuse comme il faut, à 4000 ou 5000 m d&rsquo;altitude pour passer un col, avec une bonne grosse pluie (forcément la météo est toujours là pour s&rsquo;en mêler sinon ça serait moins drôle), le tout rendant la vieille route déjà défoncée en un vaste terrain de jeux. Prêts à vous amuser ? Prenez 2 camions ou bus plus pourris les uns que les autres (3 pour plus de suspense) et faites les se croiser (voire se doubler) à fond la caisse&#8230; <a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2013/01/Inde-part-IV-23.jpg"><img class="alignright" title="Inde part IV (23)" src="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2013/01/Inde-part-IV-23-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a>Les roues bien sûr doivent se trouver à moins de 2 cm du précipice sinon plus c&rsquo;est triché (j&rsquo;aimerais pouvoir vous dire que j&rsquo;exagère mais même pas, la preuve en image de notre vue de la fenêtre du bus). Il ne vous reste plus qu&rsquo;à dormir (c&rsquo;est la solution que j&rsquo;ai adopté) ou lire (pour Simon) pour oublier que vous êtes peut être en train de vivre les derniers instants de votre vie. Sans parler, bien évidemment, de vos bagages qui sont sur le toit, vaguement attachés avec un malheureux bout de corde prêté par d&rsquo;autres touristes aussi inconscients que vous, et vous priez très fort pour que les bringuebalements incessants du bus pendant 10 heures d&rsquo;affilée n&rsquo;envoient pas vos bagages valdinguer vers d&rsquo;autres horizons sachant que vous avez tout votre vie dedans !!! Et 10h, nous vous jurons que cela peut être long, très long&#8230;</p>
<p align="JUSTIFY">Enfin, on vous rassure, on est restés bien vivants pour vous raconter nos aventures et les agrémenter de quelques photos (par <a title="Inde part IV" href="http://www.flickr.com/photos/letsglobetrotters/sets/72157631967639381/" target="_blank">ici</a> pour ceux qui ne les ont pas encore vues).</p>
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		<title>Sur un air de Culture Pub : Padum-Cha&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 28 Dec 2012 01:19:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[lets]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Inde]]></category>
		<category><![CDATA[Récits de voyage]]></category>

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		<description><![CDATA[Comme quoi rien n&#8217;est jamais perdu, nous revoilà sur le blog pour un petit post qui commence à dater. Replaçons le dans son contexte, nous sommes en plein mois d&#8217;Août dans les montagnes du Nord de l&#8217;Inde Après une pause anniversaire à Padum (pour celles et ceux qui n&#8217;auraient pas lu l&#8217;article, c&#8217;est par là), [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><em>Comme quoi rien n&rsquo;est jamais perdu, nous revoilà sur le blog pour un petit post qui commence à dater. Replaçons le dans son contexte, nous sommes en plein mois d&rsquo;Août dans les montagnes du Nord de l&rsquo;Inde</em></p>
<p align="JUSTIFY">Après une pause anniversaire à Padum (pour celles et ceux qui n&rsquo;auraient pas lu l&rsquo;article, c&rsquo;est par <a title="Padum Padum Padum" href="http://crestey.fr/lets/?p=346" target="_blank">là</a>), nous débutons notre trek dans la Lungnak Valley. C&rsquo;est une vallée en pleine mutation puisque qu&rsquo;une route est en train d&rsquo;y être construite pour relier Leh (capitale du Ladakh) à Manali (grande ville de l&rsquo;Himachal-Pradesh). Cette route est surtout d&rsquo;intérêt militaire mais également commercial, elle est, par la même occasion, la promesse d&rsquo;un désenclavement et l&rsquo;opportunité d&rsquo;une ouverture au monde moderne. Avantage ou inconvénient ? Les avis restent partagés. Au gré des ans, la construction de cette route change le paysage mais réduit également le trek à une peau de chagrin. Traditionnellement, la randonnée commence dans un village qui s&rsquo;appelle Raru et longe la rivière Tsarap pendant 2 jours avant d&rsquo;atteindre Cha. La route avançant chaque année, notre programme s&rsquo;avère donc quelque peu différent. Nous roulons en jeep pendant 2 heures sur cette nouvelle route  cahoteuse. Nous traversons les villages de Raru puis d&rsquo;Itchar. Dans ce dernier village, nous nous posons le temps d&rsquo;un repas chez notre guide Tsongpo durant lequel nous avons l&rsquo;occasion de rencontrer sa famille. Les ladakhis nous semblent être des gens discrets, pudiques mais très généreux quand il s&rsquo;agit d&rsquo;hospitalité, c&rsquo;est une des premières mais loin d&rsquo;être la dernière fois que nous pouvons le constater. Nous nous retrouvons donc dans une maison typiquement ladakhie avec toute sa famille, découvrant une des spécialités de la vallée, le Tsang, la bière locale. Pas très forte en alcool, le goût de ferment est particulier. Nous reprenons ensuite la route pendant une petite heure, croisant régulièrement les népalais qui œuvrent pour sa construction, pour arriver à la fin de celle-ci, stoppée net par un éboulement de roche. Nous apprendrons plus tard que le mois dernier, plusieurs népalais sont morts dans une chute de pierre compromettant les travaux car les travailleurs népalais, apeurés par cet événement, ne veulent plus y travailler. Des locaux ont donc été recrutés pour la suite des opérations.</p>
<p align="JUSTIFY">Après quelques discussions avec le guide et le taximan, nous partons avec nos sacs à dos en direction de notre première étape, Anmu. Pressés d&rsquo;en découdre avec l&rsquo;altitude et la marche, nous arrivons finalement 45 minutes plus tard dans un charmant petit village zanskari, composé du chemin bordé d&rsquo;un côté par les maisons typiques, de l&rsquo;autre par les champs verdoyants.</p>
<p align="JUSTIFY">Pour mieux comprendre la vie dans la vallée, quelques explications s&rsquo;imposent. Ici, nous entrons dans une zone montagnarde reculée, il n&rsquo;y a pas de place pour le superflu ni l&rsquo;oisiveté. L&rsquo;été est consacré au travail en extérieur pour préparer l&rsquo;hiver qui s&rsquo;étend de Novembre à Avril. Les habitants de la vallée doivent donc se préparer au mieux pour vivre en autarcie pendant cette rude période de 4 à 5 mois. Les journées d&rsquo;été sont donc bien remplies : entre autres, il faut remettre en état la maison pour lutter contre la neige, faire des stocks de nourriture pour le bétail et pour les hommes durant l&rsquo;hiver. L&rsquo;hyperactivité estivale permet de compenser la langueur hivernale imposée par la neige : l&rsquo;occasion de passer du temps en famille ou avec des voisins, à manger ensemble et surtout à boire leurs 3 boissons locales favorites : le classique thé indien au lait sucré appelé Chai, le Tsang (bière locale pour ceux qui n&rsquo;auraient pas suivi) et le non moins fameux Butter tea (découvert à Padum). Les hommes vivent, en quelque sorte, ici, un peu comme les marmottes (sans connotation péjorative car ils sont TRES loin d&rsquo;être fainéants, il faut les voir s&rsquo;activer du matin au soir pour le croire), travaillant l&rsquo;été pour pouvoir hiberner l&rsquo;hiver.</p>
<p align="JUSTIFY"><a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/12/Inde-part-III-27.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-409" title="Inde part III (27)" src="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/12/Inde-part-III-27-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a>Dans un village zanskari, les maisons sont souvent grandes, avec plusieurs pièces, chacune d&rsquo;elles ayant un rôle précis. Le rez-de-chaussée sert pour rentrer le bétail l&rsquo;hiver. Le toit est plat, recouvert d&rsquo;herbe séchée ramassée au fur et à mesure de l&rsquo;été qui servira comme nourriture pour le bétail l&rsquo;hiver. S&rsquo;amassent également sur le toit des bouses de vaches ou de yaks séchées qui serviront de combustible pour la cuisine et le chauffage durant l&rsquo;hiver. Une pièce principale à l&rsquo;étage, très lumineuse grâce à des grandes fenêtres sert de salle à manger, cuisine, pièce de vie indispensable pour la famille. On vit à même le sol, sur des tapis ou des nattes qui servent à tout et tous (repos, manger, dormir). D&rsquo;autres pièces peuvent compléter le décor : une chambre pour les invités au cas où quelqu&rsquo;un débarque à l&rsquo;improviste (ce qui fut souvent notre cas) ; parfois une chambre pour le couple de parents, les latrines qui sont en fait des toilettes sèches composées d&rsquo;un trou (à l&rsquo;étage du dessous les déjections sont récupérer pour servir d&rsquo;engrais), une pièce pour stocker la nourriture et une petite pièce « sacrée » où chaque jour les membres de la famille effectuent leur puja (équivalent très grossièrement d&rsquo;une messe) matin et soir pour prier Bouddha et lui apporter quelques offrandes (eau, céréales, beurre&#8230;). Bien évidemment, la maison ne possède pas d&rsquo;électricité, simplement un ou deux panneaux solaires qui permettent de profiter de quelques heures le soir de la lumière, mais aussi parfois de la télévision ou la radio, le luxe! L&rsquo;eau courante, quant à elle, se trouve au ruisseau. En contrebas des maisons, des champs cultivés verdoyants  où l&rsquo;on cultive de l&rsquo;orge, des petites pois, des pommes de terres, et quelques autres légumes. Au milieu des champs quelque<span>s dzos (croisement entre une vache et un </span>yak) paissent tranquillement avec leur petit veau.</p>
<p align="JUSTIFY"><em><a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/12/Inde-part-III-3.jpg"><img class="alignleft" title="Inde part III (3)" src="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/12/Inde-part-III-3-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></em>Nous sommes accueillis à Anmu par la nièce de l&rsquo;organisateur de notre trek (pour simplifier, la nièce comme l&rsquo;oncle s&rsquo;appellent Lobsang). L&rsquo;accueil se fait, comme la tradition le veut, avec un Katak (écharpe de soie ou tissu synthétique marqués de quelques mantras, symboles bouddhiques servant à la méditation). L&rsquo;écharpe est mise autour du cou pendant que la personne qui la reçoit, joint ses mains et s&rsquo;incline pour la recevoir. Nous sommes profondément touchés par ce geste de respect. C&rsquo;est pour nous, le premier jour d&rsquo;une rencontre familiale extraordinaire dans la vallée du Zanskar. La famille qui nous accueille est celle du frère de Lobsang. Le père est agriculteur avec sa femme, mais actuellement il travaille à construire la route, ce qui permet d&rsquo;apporter une autre source de revenus. Ce sont des vrais travailleurs de la terre, ils ont le visage tanné par le soleil, les rides autour de la bouche quand ils sourient, les plis au coin des yeux nous gratifiant de leur regard bienveillant. Leur faciès à l&rsquo;expression paisible ressemble plus celui des népalais ou des tibétains qu&rsquo;à celui des indiens de New-Delhi. Enfin, ils ont la peau sur les muscles car leur corps est toujours en mouvement, pas de place pour un tissu adipeux ici ! Ils ont une force incroyable pour leur âge. Elle, porte sur son dos, des ballots d&rsquo;herbe plus gros qu&rsquo;elle. Lui, travaille sur la nouvelle route qui est à 45 minutes de marche de 8h du matin à 17h du soir mais se lève aux aurores et fini son travail au coucher du soleil pour construire sa maison. Ils ont eu ensemble 7 enfants. Durant notre séjour nous n&rsquo;en verrons que 3. En effet, la vie dans la vallée est dure, l&rsquo;hiver est rude, les infrastructures publiques sont peu nombreuses (école, hôpital, transport). Les parents aspirant au mieux pour leurs progénitures ne souhaitent qu&rsquo;une chose, qu&rsquo;ils soient en bonne santé et bien éduqués. Cela implique, par conséquent, qu&rsquo;ils partent de la vallée au plus vite pour « une vie meilleure » ou en tout cas, un futur plus prometteur. C&rsquo;est pourquoi, il est extrêmement fréquent, s&rsquo;ils le peuvent financièrement, que les parents envoient leur enfants dès le plus jeune âge (autour de 7 ans), dans un internat ou chez un autre membre de la famille dans une grande ville. Dans le même état d&rsquo;esprit, la religion bouddhiste fait parti intégrante de la vie de la vallée. Ainsi, il est de tradition que sur tous les enfants qu&rsquo;une famille aura, au moins un devienne moine. C&rsquo;est un choix, avant tout, parental, puisque l&rsquo;école monacale commence dès 5 ans. On assiste donc doucement mais sûrement à une fuite des campagnes vers la ville. Cette famille est un bon reflet de l&rsquo;époque. Sur 7 enfants, 3 sont placés chez leurs oncles ou tantes dans des villes pour aller dans « de bonnes écoles urbaines », 2 sont placés dans un monastère pour devenir moine ou nonne et 2 vivent chez leur parents pour aider à la maison.</p>
<p align="JUSTIFY">Nous passerons 2 jours à Anmu, durée qui nous aura permis de mieux comprendre leur quotidien, la rudesse de la vie dans la vallée, mais aussi et surtout l&rsquo;esprit de cette vallée. Ici, l&rsquo;individualisme n&rsquo;a pas sa place, c&rsquo;est une question de survie. La famille est au cœur de la vie (parfois les grands parents, les parents et les enfants vivent dans la même maison), les voisins sont presque la famille et toute personne qui est dans le besoin peut venir, il y aura toujours une place pour se chauffer, dormir et manger. Au début, nous sommes un peu gênés de cette attitude qui est totalement à l&rsquo;opposé de notre culture, gênés de cette extrême générosité malgré leur « pauvreté » (pécuniaire) sans l&rsquo;attente du moindre retour. Quel bel exemple nous donne cette famille et cette vallée de générosité, d&rsquo;hospitalité, juste une belle leçon de vie&#8230;</p>
<p align="JUSTIFY"><a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/12/Inde-part-III-6.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-411" title="Inde part III (6)" src="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/12/Inde-part-III-6-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a>Avec eux, c&rsquo;est l&rsquo;occasion de poursuivre notre découverte culinaire indienne. Une ribambelle de plats à n&rsquo;en plus finir. Au menu du matin, chai (thé lacté sucré) ou butter tea (pour les estomacs accrochés), chiapatis (galettes de farine et d&rsquo;eau, cuite à la poêle) et pour nous occidentaux du miel, de la confiture. Au déjeuner, des dals (lentilles (orange, marron, verte, jaune cela dépend des jours) cuites dans une sauce plus ou moins épicée), des légumes frits plus ou moins en sauce avec des paranthas (chiapatis garnis de pomme de terre puis frits). Au dîner les légumes frits avec des drogis (petit pain cuit vapeur à base de farine et d&rsquo;eau, une sorte de coupe faim efficace) ou sinon notre plat préféré local : les fameux Momos (sortes de raviolis à la farine de riz, cuits vapeurs garnis de légumes, de pomme de terre ou encore de viande de mouton ou de poulet). Au dessert, un peu de yaourt maison : le curd (sorte de faisselle un peu rance à base de lait de yak, délicieux avec beaucoup de sucre). Enfin pour finir en beauté, le fameux butter tea. Cette boisson chaude dont les locaux boivent à peu près 10-15 tasses par jour. Malgré notre curiosité et notre très bonne tolérance culinaire, nous n&rsquo;avons pas pu en finir un seul. Or le réel problème est qu&rsquo;ils boivent cela comme un verre d&rsquo;eau, c&rsquo;est à dire tout le temps !!! Heureusement, les zanskaris comprennent notre difficulté avec cette boisson et régulièrement proposent poliment mais n&rsquo;insiste pas !</p>
<p align="JUSTIFY">Parmi nos meilleurs souvenirs de ce village : la cueillette des petits pois dans les champs, au soleil, dans un calme apaisant avec comme seul bruit de fond, le torrent de la Tsarap en contrebas parfois couvert par le meuglement d&rsquo;un veau qui cherche sa mère. Nous nous asseyons à même le sol, récoltant les gousses par poignées entières, en discutant et rigolant avec les filles. Nous nous souviendrons également longtemps de notre dernière soirée à partager avec les femmes des danses traditionnelles ladakhies, à faire rire toute la famille amusée de voir 2 étrangers s&rsquo;essayer aux rythmes locaux. Le soir, nous retrouvions notre chambre douillette (la soit-disant « chambre des invités ») pendant que toute la famille dort ensemble dans la salle pour nous réveiller au petit matin avec une magnifique vue sur la vallée, les champs et nos hôtes qui s&rsquo;activent déjà aux tâches d&rsquo;une nouvelle journée d&rsquo;été.</p>
<p align="JUSTIFY"> Nous quittons donc un peu triste notre famille d&rsquo;accueil des 2 derniers jours pour poursuivre notre « baby trek » (surnommé ainsi car nous nous attendions à devoir marcher beaucoup plus) accompagnées de nos guides. Après 2 heures de marche, nous apercevons Zamthang, le village où nous passerons 15 jours au nom de l&rsquo;association « Santé-Zanskar-Himalaya » afin de réaliser une mission d&rsquo;évaluation. Mais avant de se poser dans ce village, nous poursuivons notre route vers une autre merveille de la vallée, le monastère de Phuktal Gompa.</p>
<p align="JUSTIFY"><a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/12/Inde-part-III-14.jpg"><img class="size-medium wp-image-410 alignleft" title="Inde part III (14)" src="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/12/Inde-part-III-14-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a>Après 2h30 de marche supplémentaire à flanc de montagne sur un chemin étroit laissant la place à une seule personne, nous arrivons en ce lieu magique. Ce monastère est, en effet, situé dans une grotte immense, comme miraculeusement accroché à la paroi montagne. Nous sommes accueillis par un autre frère de Lobsang, moine dans le monastère. Nous aurons donc l&rsquo;honneur de vivre le temps d&rsquo;une journée et d&rsquo;une nuit au sein du monastère, logés dans sa chambre. A notre arrivée, nous sommes accueillis par ce moine avec un traditionnel chai, puis nous sommes rapidement rattrapés par les activités monastiques. Vers 15h30, c&rsquo;est l&rsquo;heure de la puja, nous le suivons donc et assistons à cet événement pluri-quotidien.Ensuite, notre moine-hôte nous fait une visite guidée du monastère, explorant chaque temple et même la chambre réservée à sa sainteté le Dalaï-lama. Nous finirons la journée dans la chambre le temps de préparer et profiter du dîner, une soirée très écourtée pour Simon épuisé par l&rsquo;apparition de nouveaux troubles digestifs indiens.</p>
<p align="JUSTIFY">Le lendemain, nous migrons avec regret vers le village de l&rsquo;autre coté de la rive, appelé Yugar. Nous repartons du monastère avec le sentiment d&rsquo;avoir pu vivre quelque chose d&rsquo;exceptionnel, vivre le temps d&rsquo;une journée avec un moine bouddhiste, au plus près de la vie de ce lieu empreint de spiritualité. Mais, notre sentiment de regret est vite balayé par l&rsquo;accueil que nous réserve notre prochaine hôte, une des sœurs de Lobsang. Cette rencontre ressemble un peu à celle de la famille d&rsquo;Anmu.</p>
<p align="JUSTIFY">Nous passerons simplement une nuit dans ce village avant de retourner à Zamthang pour entamer notre mission d&rsquo;évaluation d&rsquo;une dizaine de jours : l&rsquo;occasion pour nous de se poser un peu et de retrouver un semblant de vie quotidienne. C&rsquo;est un tout petit hameau constitué d&rsquo;une maison et l&rsquo;école créée par les associations française et indienne. Cette école à pour but de former des enfants à la médecine Amchi ou Sowarigpa (la médecine tibétaine). C&rsquo;est une science reconnue depuis des centaines d&rsquo;années qui est pratiquée dans la région himalayenne. Lobsang, à l&rsquo;origine du projet, s&rsquo;est aperçu que les enfants quittant la vallée pour aller à l&rsquo;école en ville ne revenaient que rarement pour y travailler. Cette médecine basée sur la transmission orale et familiale, de générations en générations pourrait alors vite disparaître. Le projet est donc d&rsquo;enseigner cette science aux enfants de la vallée pour préserver cette tradition et ce savoir d&rsquo;une grande richesse. Nous sommes chargés, au nom de l&rsquo;association française, d&rsquo;évaluer le projet un an après l&rsquo;ouverture de l&rsquo;école. Notre rythme quotidien est plutôt tranquille, et surtout nous avons des hôtes au petit soin pour nous. Malgré les cours, 2 des élèves (Palmo et Nawang) veillent sur nous avec tellement d&rsquo;attention que cela nous met parfois mal à l&rsquo;aise. Nous vivons leur quotidien dans cette petite école et partageons beaucoup de discussions. Elles nous montrent comment cuisiner quelques plats indiens, en échange, nous leur apprenons quelques jeux pour égayer les soirées. Rires garantis&#8230;<a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/12/Inde-part-III-36.jpg"><br />
</a></p>
<p align="JUSTIFY">Durant la journée, nous poursuivons notre mission, nous baladant dans les environs à la recherche de pétroglyphes (gravures anciennes), nous rendant de temps à autre dans le village de l&rsquo;autre coté de la rive, situé à 20 minutes de marche de grimpette ardue. Le village est plus grand et plus peuplé et le ruisseau est idéal pour y faire notre lessive, ce qui ne manque pas d&rsquo;étonner plus d&rsquo;un zanskari à nous voir les imiter, les mains dans le ruisseau glacé et déposer nos vêtements à sécher sur les pierres. Nous continuons de voir l’extrême générosité et le sens de l&rsquo;accueil de tous ces zanskaris : le moindre renseignement demandé pour notre enquête, nous donne l&rsquo;occasion d&rsquo;être invités dans une maison à boire un Chai. Si c&rsquo;est l&rsquo;heure de midi, un repas nous attend. Encore une leçon d&rsquo;humilité qu&rsquo;on tâchera d&rsquo;imiter plus souvent à notre retour.</p>
<p align="JUSTIFY"><a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/12/Inde-part-III-36.jpg"><img class="alignright" title="Inde part III (36)" src="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/12/Inde-part-III-36-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a>Après nos 10 jours passés au sein de l&rsquo;école, notre trek va finalement commencer (aux environs du 26 août pour resituer un peu les dates). Et c&rsquo;est avec beaucoup d&rsquo;émotions et quelques larmes, que nous quittons notre très chères hôtesses de l&rsquo;école de Zamthang avec lesquelles nous avons partagé tant de moments inoubliables.</p>
<p align="JUSTIFY"> Les photos (que vous aviez peut être déjà vues mais vous en reprendriez bien une petite fois), c&rsquo;est par<a title="Inde part III" href="http://www.flickr.com/photos/letsglobetrotters/sets/72157631967543155/" target="_blank"> ici</a>.</p>
<p align="JUSTIFY"><em>PS : pour ceux qui n&rsquo;auraient pas compris le titre de l&rsquo;article, tapez dans votre moteur de recherche préféré, générique Culture Pub</em></p>
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		<title>Un peu plus près des étoiles&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Oct 2012 17:48:43 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Inde]]></category>
		<category><![CDATA[Récits de voyage]]></category>

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		<description><![CDATA[La suite de notre aventure nous emmène dans l&#8217;état du Jammu-et-Cachemire, plus précisément au Ladakh dans les montagnes de l&#8217;Himalaya indien. Pour y accéder, une heure d&#8217;avion suffit. Le nôtre est très matinal puisque nous décollons à 5h30 (ça pique un peu les yeux quand le réveil sonne à 3h pour entamer notre voyage). Mais [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY">La suite de notre aventure nous emmène dans l&rsquo;état du Jammu-et-Cachemire, plus précisément au Ladakh dans les montagnes de l&rsquo;Himalaya indien. Pour y accéder, une heure d&rsquo;avion suffit. Le nôtre est très matinal puisque nous décollons à 5h30 (ça pique un peu les yeux quand le réveil sonne à 3h pour entamer notre voyage). Mais ne nous plaignons pas (c&rsquo;est pas notre genre), le vol est tout simplement magnifique, l&rsquo;un des plus beaux que nous ayons vu. Nous arrivons au cœur de l&rsquo;Himalaya après seulement 45 minutes de vol, les premiers sommets pointent le bout de leur nez, tantôt rocailleux, tantôt enneigés. Puis nous amorçons notre descente vers Leh, les villes sont entourées de vallées verdoyantes formées par les cultures au milieu desquelles serpentent des torrents bleu gris contrastant avec le rocailleux paysage teinté de rouge au jaune en passant par l&rsquo;orange.</p>
<p align="JUSTIFY">A <strong>Leh</strong>, nous abandonnons pour quelques temps notre mode routard. En effet, notre séjour dans la région a un double objectif, touristique d&rsquo;une part &#8211; en faisant un trek d&rsquo;une dizaine de jours, mais aussi associatif. Nous sommes chargés d&rsquo;évaluer une école en cours de développement dans la vallée de Lungnak au Zanskar. Le président de l&rsquo;association indienne (en partenariat avec l&rsquo;association française) étant aussi le directeur d&rsquo;une l&rsquo;agence de trek, nous sommes pris en charge dès notre arrivée et pour toute la durée de notre séjour au Ladakh. Cela fait parfois du bien de ne pas avoir à tout organiser et planifier au jour le jour. Ainsi, dès notre arrivée à l&rsquo;aéroport, notre guide Tsongpo nous attend avec une belle pancarte « Simon et Maure »  (Maure n&rsquo;a pas pu venir, mais Laure la remplace&#8230;). Transfert à l&rsquo;hôtel, repas, tout est organisé, nous n&rsquo;avons qu&rsquo;à profiter et nous reposer&#8230; Et nous reposer, c&rsquo;est indispensable car à 3500 m d&rsquo;altitude, même une petite balade peut nous s&rsquo;avérer fatiguante !!!</p>
<p align="JUSTIFY">Leh est une ville au cœur des montagnes, dans la vallée de l&rsquo;Indus (un des fleuves sacrés indien), elle se trouve non loin de la frontière Indo-Pakistano-Chinoise et fait donc l&rsquo;objet d&rsquo;une bonne protection militaire. D&rsquo;un point de vue climatique, fini la chaleur étouffante de Delhi, ici, l&rsquo;air est frais le matin et la température agréable l&rsquo;après-midi. L&rsquo;atmosphère de la ville est toute autre qu&rsquo;à la capitale : nous sommes arrivés dans un autre pays. Le peuple ladakhi est discret, moins curieux, presque timide, moins arnaqueur. Les faciès changent -on se sent plus près du Tibet que de l&rsquo;Inde- les vêtements changent et enfin, la religion change. Nous sommes arrivés en pleins pays bouddhiste et nous ressentons instantanément le calme et l&rsquo;apaisement qu&rsquo;il dégage.</p>
<p align="JUSTIFY">Nous resterons au total 3 jours à Leh, le temps pour nous de visiter les alentours mais aussi, élément indispensable pour la suite de notre périple, nous acclimater à l&rsquo;altitude. En effet, le risque principal est de subir le mal des montagnes qui peut parfois -lorsqu&rsquo;il est mal géré- se révéler fatal (oui, nous vivons dangereusement). Par chance, nous ne ressentirons que de petits signes anodins (fatigue, insomnie, essoufflement au moindre effort).</p>
<p align="JUSTIFY"><a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/10/Inde-part-II-2.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-383" title="Inde part II (2)" src="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/10/Inde-part-II-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a>Notre première journée nous permet de nous remettre de notre réveil à 3 h du matin et de nous imprégner de l&rsquo;atmosphère de cette ville assez prisée des touristes mais d&rsquo;un type particulier – les trekkeurs. Nous flânons dans les ruelles et découvrons l&rsquo;artisanat local.</p>
<p align="JUSTIFY">Notre deuxième journée est mise à profit pour visiter les hauteurs de la ville et continuer notre acclimatation. Leh possède un magnifique palais en cours de restauration. Il s &lsquo;agit d&rsquo;un monument de 9 étages construit à flanc de montagne, résidence du roi du Ladakh à d&rsquo;autres époques plus glorieuses. Il serait l&rsquo;un des plus vieux palais avec autant d&rsquo;étages et l&rsquo;histoire dit qu&rsquo;il aurait inspiré fortement l&rsquo;architecture du Potola à Lhassa (Tibet). Il est vrai que la ressemblance est troublante. Depuis le toit, le point de vue magnifique sur la ville et la vallée. Fermez les yeux et imaginez vous : seul(es), sur le toit d&rsquo;un palais vieux de plusieurs siècles, autour de vous, des montagnes hautes de 6000 m aux sommets enneigés et quelques nuages blancs qui s&rsquo;accrochent aux pointes contrastant avec le bleu intense et infini du ciel himalayen. Plus proche de vous, des vallées rocailleuses couvrant la palette de couleurs du gris à l&rsquo;orange, ponctuées d&rsquo;étendues verdoyantes, témoin d&rsquo;une irrigation et de la culture de la terre, reflet de la vie humaine qui survit dans cette nature hostile. En contre-bas, le fleuve Indus grisâtre serpente jusqu&rsquo;au Pakistan drainant l&rsquo;eau tout droit descendue des glaciers. Enfin au premier plan, la ville, ses ruelles modernes et passées, ses temples bouddhistes et ses shortens parsemés, mais aussi ses mosquées et leurs minarets, le tout au cœur d&rsquo;une verdure ostentatoire, avec ses champs et ses arbres comme pour choquer dans ce paysage si sec et si désertique. L&rsquo;eau, c&rsquo;est la vie et la vie est bien là, même à 3500m d&rsquo;altitude.</p>
<p align="JUSTIFY"><a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/10/Inde-part-II-6.jpg"><img class="alignleft" title="Inde part II (6)" src="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/10/Inde-part-II-6-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a>Nous finissons notre visite par notre premier temple bouddhiste, ses drapeaux de prières si typiques, mais aussi notre premier moine habillé de couleur bordeaux si caractéristique et enfin notre premier Maitreya (futur bouddha), statue de 8m de haut.</p>
<p align="JUSTIFY">Notre dernière journée à Leh nous permet une visite des alentours, notamment des magnifiques monastères bouddhistes. Sur la route, nous découvrons <strong>Choglamsar</strong>, ville encore un peu dans l&rsquo;agitation car jusqu&rsquo;à la veille le Dalaï-Lama a enseigné ici. Nous sommes pris d&rsquo;une petite émotion de savoir que sa sainteté était si proche sans que nous le sachions et regrettons un peu de l&rsquo;avoir manqué.</p>
<p align="JUSTIFY"><a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/10/Inde-part-II-19.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-385" title="Inde part II (19)" src="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/10/Inde-part-II-19-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a>Le premier monastère,<strong> Hemis Gompa</strong> est l&rsquo;un des plus anciens de la région. Il est situé sur les hauteurs de la vallée, un peu isolé. Nous découvrons lentement, sûrement mais sans trop d&rsquo;explication, la religion bouddhique. Les temples à l&rsquo;intérieur du monastère s&rsquo;enchaînent avec toujours (semble-t-il) les mêmes bases de décorations mais des variantes bien spécifiques et complexes pour des novices comme nous. On peut y voir des statuettes de divinités, de bouddhas, d&rsquo;illustres personnages, des peintures murales codifiées, des bougies, des instruments de musiques, des livrets écrits en langue boddhique, le tout dans une ambiance tamisée, chaleureuse, feutrée, boisée. L&rsquo;ensemble est magnifique, apaisant, imposant, mais suscite aussi pour nous un grand nombre de questions auxquelles notre guide ne sait pas répondre. Notre soif d&rsquo;apprendre, de comprendre n&rsquo;est pas du tout contentée alors nous essayons d&rsquo;attraper quelques explications des autres guides au passage, en tendant une oreille indiscrète.</p>
<p align="JUSTIFY">Le deuxième monastère, <strong>Thiksey Gompa</strong> est l&rsquo;un des plus connus de la région. Une nouvelle fois, les codes de la religion nous échappent mais la structure est magnifique avec sa cour intérieure joliment décorée. Un imposant Bouddha doré de 12m de haut au regard bienveillant nous accueille dans l&rsquo;un des temples du monastère. Le dernier monument est un palais proche de Leh, <strong>Shey Palace</strong>. Le monument ne reflète plus sa probable splendeur d&rsquo;antan. Nous revenons à Leh impressionnés et conquis mais terriblement frustrés avec plus de questions que de réponses sur cette culture qui nous intrigue tant.</p>
<p align="JUSTIFY">Sans transit-ion, juste avant notre départ de Leh, nous pouvons expérimenter les débuts du « transit indien ». En effet, malgré notre attention de tous les instants, nos intestins semblent mécontents. De quoi ? Nous ne saurons pas. Cela ne nous empêchera pas de poursuivre notre route vers Padum, le point de départ de notre trek. En effet, l&rsquo;ivresse de l&rsquo;altitude et des montagnes titillent Simon. Il est grand temps d&rsquo;aller marcher un peu !!</p>
<p align="JUSTIFY">Notre départ a lieu le 9 août au matin. Nous devons rallier Padum par la route. Bien que les 2 villes soient proches à vol d&rsquo;oiseau, la seule route praticable pour le moment (une autre est en construction) nous oblige à faire un énorme détour soit 2 jours complets de jeep.</p>
<p align="JUSTIFY">La première journée, nous longeons l&rsquo;Indus. La route se révèle magnifique. Après avoir dépassé les camps militaires, nous arrivons dans un territoire plus sauvage mais toujours aussi aride. De la roche, de la roche, toujours de la roche, tombe directement dans le torrent boueux, grisâtre, de l&rsquo;Indus qui court vers le Pakistan. La route est accidentée, en mauvaise état, avec beaucoup de trafic. Laure agonise (ou presque) couchée à l&rsquo;arrière de la voiture ne profitant pas du tout du paysage, essayant surtout de gérer les nausées qui l&rsquo;assaille. Nous effectuons une pause au milieu du parcours à <strong>Lamayuru</strong>, un des monastères importants et fameux du Ladakh. En effet, situé en pleine montagne, il est posé également sur un piton rocheux, tel un aigle posé sur la cime d&rsquo;un arbre pour mieux regarder les environs et les vallées qui l&rsquo;entourent. Non loin de là, se trouve une curiosité géologique, le Moonland, un paysage lunaire au milieu de la rocaille. En effet, alors que nous sommes au cœur de la montagne, un paysage sec, jaune avec des ravines creusées par l&rsquo;érosion donne réellement l&rsquo;impression d&rsquo;être sur la lune. La route se poursuit par le passage d&rsquo;un col à 4100m d&rsquo;altitude pour finir à <strong>Kargil</strong>, dans une ambiance totalement différente. A quelques kilomètres seulement de la frontière pakistanaise, nous avons réellement l&rsquo;impression d&rsquo;avoir quitté l&rsquo;Inde. Dans les rues, les femmes sont voilées, des hommes portent l&rsquo;habit traditionnel musulman et la barbe. La soirée est rythmée par les muezzins qui par dizaines, depuis leurs minarets, se mettent à chanter mais tous en décalé les uns des autres dans un ensemble quelque peu cacophonique. Le fait de se trouver si près d&rsquo;une frontière disputée ne nous rend pas très à l&rsquo;aise, nous restons donc à l&rsquo;hôtel avant de repartir le lendemain pour Padum.</p>
<p align="JUSTIFY"><a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/10/Inde-part-II-26.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-386" title="Inde part II (26)" src="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/10/Inde-part-II-26-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a>Douze heures de voiture sur une route non goudronnée mais avec une vue encore plus époustouflante que la veille. En ligne de mire, les sommets jumeaux du Ladakh, le Nun et le Kun, respectivement 7135m et 7087m d&rsquo;altitude. Leurs sommets enneigés donnent à Simon des rêves d&rsquo;alpinisme et d&rsquo;aventure. Nous sommes à 3500m d&rsquo;altitude et ils semblent encore si hauts dans les cieux, un peu comme le Mont-Blanc depuis la vallée de Chamonix mais avec quelques mètres (ou plutôt milliers de mètres) d&rsquo;altitude supplémentaires.</p>
<p align="JUSTIFY">Une pause s&rsquo;impose pour la visite d&rsquo;un autre monastère à Rangdum. Situé sur un piton rocheux, au milieu d&rsquo;une vallée plate dans laquelle courent plusieurs rivières, il nous donne l&rsquo;impression d&rsquo;un Mont Saint Michel à 3700m d&rsquo;altitude.</p>
<p align="JUSTIFY"><a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/10/Inde-part-II-27.jpg"><img class="size-medium wp-image-387 alignleft" title="Inde part II (27)" src="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/10/Inde-part-II-27-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a>La route monte progressivement pour atteindre un col à 4400m d&rsquo;altitude. Nous continuons de battre des records sans le moindre effort !!! La vue depuis le col est impressionnante. A notre droite, un énorme et long glacier qui descend des cimes enneigées serpente entre 2 flancs de montagnes pour se jeter dans un lagon glaciaire et donner naissance à un nouveau torrent au fond de la vallée. En face de nous, le <strong>Zanskar</strong> débute avec quelques oasis de verdure à l&rsquo;horizon, témoins de la présence humaine.</p>
<p align="JUSTIFY">Nous découvrons aussi, pendant le trajet, une faune de montagne pas si loin de celle de nos Alpes préférées. Des « pias » courent le long de la route pour rejoindre leurs terriers, l&rsquo;équivalent de nos marmottes mais plus grosses et plus poilues (l&rsquo;hiver approche aussi). Nous apercevons aussi le peuple Drogsa. Un peuple de nomades qui vit surtout de l&rsquo;élevage de bovins. Ici, le bovin c&rsquo;est le yak, avec sa femelle, Drimo et son petit, Yako (OK, j&rsquo;avoue, on connaît pas le nom du bébé du yak mais yakeau ça leur allait bien à ces mignonnes petites boules de poil) . Durant l&rsquo;été, le peuple migre au gré des herbes vertes pour nourrir les animaux. Chaque matin, le bétail est libéré pour aller paître, et chaque soir, il est rabattu et dort près du camp nomade. Chaque jour, il y a 2 traites (matin et soir) qui permettent de fournir le lait utilisé pour la fabrication du beurre, mais aussi du fromage et du yaourt vendus dans les villages. La laine de yak aussi est exploitée pour sa qualité d&rsquo;isolant thermique dans la fabrication de couvertures pour l&rsquo;hiver, mais aussi de chaussettes et d&rsquo;autres vêtements du quotidien. Nous ne pourrons rencontrer ces nomades mais nous les observons migrer ou garder le bétail durant cette journée de voiture.</p>
<p align="JUSTIFY">Nous arrivons enfin à<strong> Padum</strong>, petite ville au milieu de nulle part. Aux portes de 2 vallées isolées (du fait de l&rsquo;absence de route), elle a une position centrale. Nous nous posons à l&rsquo;hôtel un peu abasourdis par cette journée à la fois hallucinante par ses paysages si beaux et si déserts, mais aussi fatigués par 12 heures d&rsquo;une route chaotique et un par moment, un peu périlleuse.</p>
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<p>Les photos, c&rsquo;est par <a title="Inde part II" href="http://www.flickr.com/photos/letsglobetrotters/sets/72157631683811607/" target="_blank">ici</a></p>
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		<title>Incredible India</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Sep 2012 16:16:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[lets]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Inde]]></category>
		<category><![CDATA[Récits de voyage]]></category>

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		<description><![CDATA[Namaste tout le monde, nous voici de retour sur le blog après quasiment 2 mois sans nouvelles. Tout d&#8217;abord, nous tenions à vous remercier pour tous vos commentaires, ils nous font toujours plaisir&#8230; Nous sommes heureux de savoir que vous êtes nombreux à nous suivre. Et même si nous ne sommes pas très assidus ni [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY">Namaste tout le monde, nous voici de retour sur le blog après quasiment 2 mois sans nouvelles.</p>
<p align="JUSTIFY">Tout d&rsquo;abord, nous tenions à vous remercier pour tous vos commentaires, ils nous font toujours plaisir&#8230; Nous sommes heureux de savoir que vous êtes nombreux à nous suivre. Et même si nous ne sommes pas très assidus ni très fréquents dans nos articles, nous avons plaisir à partager avec vous cette belle aventure que nous vivons cette année. Alors n&rsquo;hésitez pas à continuer de nous lire, regarder, commenter, nous vous répondrons avec plaisir quand nous le pourrons.</p>
<p align="JUSTIFY">Après ce petit aparté, passons aux choses sérieuses : la suite de nos aventures au pays de l&rsquo;INCREDIBLE INDIA. Pays aux mille couleurs, aux milles richesses, aux mille saveurs et accessoirement son milliard d&rsquo;habitants&#8230;</p>
<p align="JUSTIFY">Après un transfert fort agréable (le contrôleur à l&rsquo;embarquement à Dubaï nous pose innocemment la question « vous avez déjà voyagé en business class ? »&#8230; Maintenant c&rsquo;est chose faite et on pourrait presque y prendre goût), nous arrivons la tête enfarinée à New Delhi. Une nouvelle fois, qui dit changement de pays, dit nouveautés !!! Malgré nos précédentes expériences, nous sommes toujours aussi surpris à l&rsquo;arrivée. Ici, plus qu&rsquo;un changement de pays, c&rsquo;est un changement de continent, de religion, de philosophie&#8230; Nous sommes vite plongés dans le bain, car dès la sortie de l&rsquo;aéroport, nous devons gérer un transfert pour le centre-ville de Delhi. Un de nos premiers objectifs en ce milieu d&rsquo;après midi, trouver un hôtel pour nos 3 premiers jours dans la capitale en attendant notre vol pour Leh (au Nord de l&rsquo;Inde). En effet, nous sommes tout aussi peu organisés que pour notre arrivée en Namibie et nous débarquons une nouvelle fois dans une capitale sans avoir trop potassé de guides (sauf que cette fois-ci, nous n&rsquo;avons pas de coéquipiers qui ont fait le boulot pour nous ;)), ni même réservé d&rsquo;hôtel.</p>
<p align="JUSTIFY">Notre première sensation à la sortie de l&rsquo;aéroport est cette vague de chaleur qui s&rsquo;abat littéralement sur nos épaules. Nous sommes partis d&rsquo;Afrique du Sud avec une température qui pouvait atteindre 5° la nuit, un degré d&rsquo;hygrométrie très bas et nous débarquons ici, dans une des capitales les plus chaudes (environ 30°) et les plus humides du moment, encore soumise au phénomène climatique de la mousson. La sensation est assez perturbante, comme si nous entrions dans un radiateur ou plutôt un hammam géant.</p>
<p align="JUSTIFY"><a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/09/P1060069-Copie_1.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-372" title="Ambiance de rue" src="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/09/P1060069-Copie_1-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a>Le deuxième choc : la circulation ! Pétaradante, grouillante, bruyante, klaxonnante, fourmillante&#8230; Les qualificatifs sont innombrables. Le contraste est d&rsquo;autant plus rude que nous arrivons tout juste d&rsquo;un pays occidental, anglo-saxon où toutes les voitures sont bien ordonnées, des 4&#215;4 les uns derrière les autres sur de beaux boulevards de bitume. Ici, on est un peu revenus à Madagascar mais n&rsquo;oublions pas qu&rsquo;ils sont plus d&rsquo;un milliard dans ce pays et ça en fait du monde sur la route !!! La circulation et la conduite indienne pourraient être assimilées à un rodéo : les lignes de circulation servent de temps en temps, les feux rouges sont accessoires contrairement au klaxon qui lui semble être l&rsquo;élément essentiel à la survie du véhicule (autant que de celle de son ou ses passagers). Le principe, se faufiler entre les autres voitures, motos, vélos, rikshaws, piétons (et accessoirement vaches) pour gagner du temps mais toujours évidemment sans toucher ses concurrents. Un jeu de gauche-droite, de va et vient se crée entre les véhicules. La circulation en devient totalement chaotique, mais les locaux ont l&rsquo;air d&rsquo;être habitués à ce jeu. Tout ça sur un petit fond de musique indienne lancinante, autant dire que nous sommes vite dans l&rsquo;ambiance.</p>
<p align="JUSTIFY">Notre troisième découverte (non sans difficulté) : l&rsquo;accent anglais indien. En effet, l&rsquo;Angleterre est loin, et les Etats-unis ne sont jamais venues ici !! Par conséquent, l&rsquo;accent est propre aux indiens et inimitable (ou presque : n&rsquo;est ce pas Sandy?). Simon se retrouve confronté dès notre premier jour à ce nouveau jeu qui est : déchiffre ce que veut te dire ton ami indien. En effet, Simon doit demander le code wifi pour accéder à internet et le réceptionniste lui répond : « aite païpe »&#8230;???&#8230; Après avoir fait répété deux fois, le réceptionniste, légèrement exaspéré, détaille le code en énumérant sur ces doigts : « païpe, païpe, païpe, païpe, païpe, païpe, païpe, païpe !!! »&#8230; Cela paraît pourtant évident mais n&rsquo;obtient pour réponse qu&rsquo;une nouvelle moue dubitative de Simon&#8230; Après que Simon lui ait demandé encore une fois de répéter, le réceptionniste se lasse et finit par écrire sur un bout de papier : « 5, 5, 5, 5, 5, 5 ,5, 5 ! ». Ahhhhh&#8230; Le fameux « païpe » était donc un « five ». Décidément, il va falloir s&rsquo;accrocher.</p>
<p align="JUSTIFY">Nous nous posons dans la chambre que nous avons pris non climatisée, grave erreur mais petit budget oblige! Geste de premier secours : douche « froide » ou plutôt fraîche et ventilo à plein régime qui tournera 24h/24 le temps de notre séjour à la capitale.</p>
<p align="JUSTIFY">Notre programme à Delhi se révèle d&rsquo;ordre assez pratique. En effet, nous avons quelques soucis avec un des appareils photos qui présente quelques points noirs sur les photos (vous le verrez de temps à autre, c&rsquo;est un peu énervant&#8230;). Nous cherchons donc à le faire nettoyer, mais pas dans n&rsquo;importe quelle condition. C&rsquo;est l&rsquo;occasion pour nous de découvrir Delhi hors des sentiers touristiques, dans une banlieue sans grand intérêt majeur mais qui a l&rsquo;avantage de nous montrer la vraie vie quotidienne indienne.</p>
<p align="JUSTIFY">Nous découvrons le métro, qui se révèle être un vrai havre de fraîcheur dans cette ambiance chaude et humide. Il faut d&rsquo;abord passer un contrôle de sécurité à l&rsquo;entrée (comme dans les aéroports) : les femmes d&rsquo;un côté, les hommes de l&rsquo;autre passent à travers le portique, suivi des rayons X pour les bagages et d&rsquo;une fouille manuelle pour finir. Le problème est que cette ville héberge environ 14 millions d&rsquo;habitants, l&rsquo;intensité du contrôle se révèle donc&#8230; plutôt souple. Les wagons sont climatisés, ce qui nous donnerait par moment envie de faire un petit tour gratuit juste pour le plaisir d&rsquo;être au frais !!! Nous découvrons aussi le grand respect qu&rsquo;ont les indiens envers la Femme qui possède un statut un peu particulier en Inde. Ce respect des femmes correspond au grand respect que les indiens portent à la famille. La famille avant tout et la mère de la famille, celle qui a donné la vie tient une place centrale. Par conséquent, les femmes jouissent de certains avantages dans les lieux publiques. Elles ne font pas la queue dans les files d&rsquo;attente, elles passent devant tout le monde sans qu&rsquo;aucun homme ne bronche. Dans le métro, elles ont deux wagons qui leur sont réservés sur chaque rame. Ces wagons permettent aux femmes de rester entre elles. Cela à un coté un peu sectaire à première vue mais cela permet aussi aux femmes de ne pas être ennuyées durant leur trajet. En effet, les wagons peuvent être bondés et la promiscuité peut avoir quelques désavantages lorsque certains hommes décident d&rsquo;être tactiles.</p>
<p align="JUSTIFY">Après le métro, le classique des classique : le tuk-tuk ou autorikshaw. Ce petit véhicule est une des mascotte de l&rsquo;Inde. Il est constitué de 3 roues, 3 places (ou plus pour certains), couleur jaune et vert, bâché sur le dessus, avec un moteur de mobylette et un guidon de vespa, vitesse manuelle, le tout conduit assis sur un siège normal. Il semble être l&rsquo;équivalent des 4L à Tana, des pousse-pousses d&rsquo;Antsirabe. Bien aéré (compte tenu de l&rsquo;absence de vitres bien évidemment), les déplacements sont frais grâce à l&rsquo;air qui s&rsquo;agite autour de nous (ne nous épargnant pas les vapeurs des pots d&rsquo;échappement voisins). Mais malgré cet air frais, les déplacements peuvent être chauds. En effet, comme nous l&rsquo;avons évoqué précédemment, la circulation indienne se révèle serrée, presque tactile. Nous voyons régulièrement de près nos voisins dans d&rsquo;autres autorikshaw si bien que nous pourrions presque prendre le thé avec eux.</p>
<p align="JUSTIFY">Nous redécouvrons dans le même temps que l&rsquo;Inde est plus proche de Madagascar que de la Namibie en terme de techniques commerciales. Notre premier autorikshaw nous offre notre première (et loin d&rsquo;être la dernière) tentative « d&rsquo;arnaque » en doublant le prix normal de la course. Celle-ci échoue lamentablement grâce à la gentillesse d&rsquo;un local qui nous aide à discuter le prix (vraiment gentil pour les touristes, nous tâcherons de nous en souvenir en revenant en France, au moins demander à tout nouveau venu, s&rsquo;il a besoin d&rsquo;aide, c&rsquo;est pas grand chose et ça dépanne fortement!).</p>
<p align="JUSTIFY">Enfin, nous découvrons, entre dépit et fou-rire, le fameux, déstabilisant et inimitable hochement de tête indien que nous avait si bien décrit Sandy, notre hôte à Ampefy (Madagascar). Le hochement de tête indien, est une réponse physique à une question fermée (oui ou non), celui-ci, sans parler consiste à faire un léger mouvement en penchant sa tête vers ses épaules d&rsquo;un côté puis de l&rsquo;autre. Pour nous cela pourrait correspondre non pas à un « oui » ou « non » de la tête mais plutôt à un « peut-être ». Le vrai problème est que pour eux, cela signifie « oui », « non » et « peut-être ». Nous serons victimes régulièrement de ce hochement de tête, la base de quiproquos et d&rsquo;incompréhensions qui nous font plus rire qu&rsquo;autre chose !!!</p>
<p align="JUSTIFY">Après avoir passé pas mal de temps à la recherche du magasin adéquat pour notre appareil photo mais sans grand succès, nous optons pour une pause touristique. Le plus proche des monuments se trouve être le Temple du Lotus, va pour le lotus. <a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/09/P1060060-Copie_1.jpg"><img class="alignleft" title="Lotus Temple" src="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/09/P1060060-Copie_1-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a>Celui-ci est récent (1986), constitué de pétales de marbre qui s&rsquo;ouvre comme un lotus (d&rsquo;où son nom). Il est le lieu de culte de la religion « Bahaï », une religion récente qui prône l&rsquo;amour de chacun, la tolérance de l&rsquo;autre, l&rsquo;égalité homme / femme, l&rsquo;éducation comme priorité, l&rsquo;égalité entre la science et la religion. Le temple tolère tout le monde quelque soit son courant religieux, chacun est invité à prier. Le but principal étant de se recueillir pour être en harmonie avec soi-même et avec son dieu. Nous entrons donc dans l&rsquo;enceinte qui est gardée par un contrôle de sécurité, puis en file indienne (c&rsquo;est la cas de la dire), nous suivons le flot incessant de touristes mais aussi d&rsquo;indiens qui viennent visiter ce temple à la forme si originale. L&rsquo;arrivée est magistrale. Nous nous déchaussons à l&rsquo;entrée pour marcher pieds nus dans l&rsquo;enceinte. L&rsquo;entrée se fait en silence, à pas feutrés, tout ceci expliqué lors d&rsquo;un debriefing systématique qui a lieu avant l&rsquo;ouverture des portes de la salle de « prière ». Nous restons un petit quart d&rsquo;heure puis nous nous installons dehors près d&rsquo;un bassin d&rsquo;eau pour percevoir un peu de fraîcheur. Ce lieu est plein de vie : aussi bien lieu de pèlerinage que de curiosité, il peut être juste l&rsquo;objet d&rsquo;une pause ou d&rsquo;un après-midi en famille.</p>
<p align="JUSTIFY">Nous visiterons un autre temple, hindou celui-ci et dédié à Arikrishna. De la même manière ce temple est très vivant. Les gens se reposent, prient ou encore parlent entre eux. Une nouvelle fois, nous nous sentons bien loin de nos églises catholiques vides, figées, glaciales parfois un peu austères.</p>
<p align="JUSTIFY">Après la religion bahaï et l&rsquo;hindouisme, nous continuons à découvrir l&rsquo;incroyable variété religieuse du pays en visitant la mosquée Jama Masjid située dans Old Delhi (le quartier historique de la capitale). Nous nous y rendons à pied, cela nous permet de découvrir également l&rsquo;ambiance des rues. La Namibie est déjà bien loin. La surpopulation, l&rsquo;absence de gestion des déchets, le tout dans une atmosphère étouffante de pollution et de chaleur, laissent une impression de ville sale. Nous ne sommes pas non plus à Madagascar où tout est prétexte à recyclage. Ici, tout est jeté à même le sol sans réfléchir. S&rsquo;ajoute à cela, les nouvelles technologies, la télé, le satellite, le téléphone, l&rsquo;électricité qui sont à l&rsquo;origine d&rsquo;enchevêtrements de câbles passant au dessus de nos têtes, de lampadaires en lampadaires. Cette balade piétonne est aussi l&rsquo;occasion d&rsquo;apercevoir la misère des rues, les gens qui se lavent au point d&rsquo;eau du coin de la rue, qui mendient ou dorment sur un morceau de trottoir&#8230; Un premier aperçu du fossé qui existe dans la répartition des richesses au sein de la société indienne.</p>
<p align="JUSTIFY">Nous arrivons à Jama Masjid, LA mosquée de Delhi. Après un contrôle habituel de sécurité à l&rsquo;entrée (nos bagages sonnent bien évidemment, mais on nous laisse passer sans aucun problème), nous entrons dans l&rsquo;enceinte de la mosquée. Nous nous déchaussons puis Laure enfile une tunique pour qu&rsquo;elle soit recouverte des pieds jusqu&rsquo;au cou, en passant par les poignets ! Nous payons l&rsquo;entrée dont le prix dépend du nombre d&rsquo;appareil photos en notre possession. L&rsquo;entrée est impressionnante. L&rsquo;édifice en pierre est immense alternant les couleurs rouges et blanche.</p>
<p align="JUSTIFY"><a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/09/IMG_1444_1.jpg"><img class="alignright" title="Mosquee" src="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/09/IMG_1444_1-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a>Au milieu de la grande cour, un bassin sert pour les ablutions mais aussi pour se rafraîchir. La mosquée grouille de vie, ça papote sur le bord du bassin pendant que d&rsquo;autres, seuls ou en famille se reposent sous les arcades. On se croirait plus sur une place de village que dans l&rsquo;enceinte d&rsquo;un monument religieux. Nous nous posons également pour avoir un peu de fraîcheur (rien qu&rsquo;un tout petit peu), surtout Laure qui sue à grosse goutte sous son uniforme.</p>
<p align="JUSTIFY"><a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/09/IMG_1460_1.jpg"><br />
</a>Cette pause est l&rsquo;objet d&rsquo;une nouvelle découverte : la séance photo à l&rsquo;indienne! <a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/09/IMG_1460_1.jpg"><img class="alignleft" title="Seance photo : passage obligé" src="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/09/IMG_1460_1-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a>Les indiens adorent être pris en photos mais depuis l&rsquo;arrivée des téléphones portables ils adorent aussi tout prendre en photo et ils ont un faible pour les étrangers. Nous nous prêtons au jeu avec un sentiment mitigé, le plaisir de faire plaisir, mais en même temps l&rsquo;impression d&rsquo;être un peu un phénomène de foire. Peut-être est-ce aussi leur façon de demander, voire parfois de ne pas demander qui peut être perturbant ?</p>
<p align="JUSTIFY">Nous poursuivons la visite par le minaret, nouvelle tranche de vie indienne. Le haut du minaret est une petite vigie de 2 m de diamètre. Dans cette minuscule pièce (aérée heureusement), sont assis et debouts, une dizaine d&rsquo;hommes indiens qui restent là à discuter. Résultat, la vue sur la ville est un complètement bouchée, il faut jouer des coudes pour espérer entrapercevoir quelque chose. Heureusement, les hommes laissent la place aux femmes facilement, et si elle sont étrangères (le cas de Laure), c&rsquo;est encore plus aisée.</p>
<p align="JUSTIFY">Avant de ressortir de la mosquée, nous sommes, une nouvelle fois accostés par un groupe d&rsquo;ado qui veut une photo. Simon commence a être mal à l&rsquo;aise par cette attitude intrusive. Mais le pire restent les téléphones portables que l&rsquo;ont voit au loin (ou même parfois tout près) se tourner inlassablement vers nous et nous shooter sans nous demander notre avis. C&rsquo;est l&rsquo;arroseur-arrosé : nous nous rendons compte à quel point notre attitude occidentale à vouloir prendre tout et tout le monde en photos est parfois déplacée et totalement intrusive.</p>
<p align="JUSTIFY">Nous terminons tranquillement notre séjour par une soirée au restaurant, l&rsquo;occasion d&rsquo;une nouvelle découverte d&rsquo;un pan de la culture indienne. La cuisine si riche d&rsquo;épices, de saveurs, de couleurs fait de chaque repas un plaisir pour les sens. Notre seul objectif, éviter les effets secondaires malencontreux sur nos intestins fragiles&#8230; Jusqu&rsquo;ici tout va bien..</p>
<p align="JUSTIFY">Pour les photos, c&rsquo;est par <a title="Inde part I" href="http://www.flickr.com/photos/letsglobetrotters/sets/72157631634485097/" target="_blank">ici</a></p>
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		<title>Une autre réalité</title>
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		<pubDate>Sun, 05 Aug 2012 09:22:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[lets]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Namibie]]></category>
		<category><![CDATA[Récits de voyage]]></category>

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		<description><![CDATA[Suite à notre dernière panne mécanique, notre dernière partie du voyage se retrouve totalement imprévue et improvisée. Au revoir Sossusvlei pour Simon, au revoir Mariental pour Patrick. Nous devons rayonner dans un périmètre qui nous permette de revenir à temps pour rendre la voiture. Nous voulions visiter un camp de Bushmen à l&#8217;ouest de Windhoek [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY">Suite à notre dernière panne mécanique, notre dernière partie du voyage se retrouve totalement imprévue et improvisée. Au revoir Sossusvlei pour Simon, au revoir Mariental pour Patrick. Nous devons rayonner dans un périmètre qui nous permette de revenir à temps pour rendre la voiture. Nous voulions visiter un camp de Bushmen à l&rsquo;ouest de Windhoek et en profiter pour retourner à Spitzkoppe mais le camp Bushmen est fermé, nous obligeant à revoir totalement notre itinéraire. Total revirement de situation, nous nous décidons finalement de nous diriger vers l&rsquo;Est pour nous rapprocher du pays des Bushmen. Après une après-midi sur une route goudronnée, nous arrivons dans une ferme près de la<strong> frontière du Botswana</strong> qui se révèle un peu moins charmante que l&rsquo;annonce faite sur le guide. Nous ne nous y attarderons pas plus d&rsquo;une soirée, le temps de fêter réellement les 30 ans de Petra avec un petit gâteau, un petit cadeau et quelques bougies !!</p>
<p align="JUSTIFY">Le lendemain, nous décidons à contre cœur, de ne pas nous rendre dans le village des bushmen que nous avions repéré. Trop loin sur une piste secondaire et refroidis par notre agence préférée, nous ne voulons pas multiplier les risques d&rsquo;aggraver notre cas.</p>
<p align="JUSTIFY"><a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-V-5.jpg"><img class="alignleft" title="Namibie part V (5)" src="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-V-5-200x300.jpg" alt="" width="160" height="240" /></a>Nous préférons aller dans un camping proche de la ville de <strong>Gobabis</strong>, pour aller à la rencontre des Tswana (une autre ethnie). Finalement, notre choix nous permet de vivre de très jolis moments et de profiter pleinement du peu de temps qui nous reste. A l&rsquo;initiative du projet, 5 femmes sans emploi qui ont développé un camping pour touristes tout en faisant participer tout le village. <a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-V-10.jpg"><br />
<img class="alignright" title="Namibie part V (10)" src="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-V-10-200x300.jpg" alt="" width="152" height="226" /></a>Au programme du jour : visite du village et rencontres de ses habitants. Nous visitons donc l&rsquo;école (pendant les heures de cours bien sûr!), l&rsquo;église, la brasserie locale (bière fermentée aux haricots locaux, très bonne au demeurant), le bar, la maison de soin, la boulangerie (nous y dégustons du pain sortant du four&#8230; Miam). <a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-V-10.jpg"><br />
</a>Après un beau parcours dans le village, nous assistons à un spectacle de danses traditionnelles réalisées par les enfants du village et le soir, nous écoutons des chants traditionnels autour du feu. Les chants sont justes, l&rsquo;ambiance est joviale (on sent le plaisir pour eux de chanter ensemble) et la beauté des voix sous un ciel étoilé, on ne s&rsquo;en lasse jamais.<a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-V-10.jpg"><br />
</a></p>
<p align="JUSTIFY">Le lendemain, nous revenons doucement sur nos pas pour nous rapprocher de la capitale. Petra et Laure voudraient faire un petit atelier d&rsquo;artisanat local avec les Bushmen. Nous partons donc à la recherche d&rsquo;un camp bushmen qui fabrique des bracelets typiques en coquille d&rsquo;oeuf d&rsquo;autruche. Nous nous arrêtons à <strong>Drimiopsis</strong>, un camp construit par le gouvernement pour une sédentarisation des Bushmen. Nous ne trouverons pas les fabricants de bracelets mais découvrirons une réalité namibienne peu mise en valeur dans les guides touristiques. Les San ou Bushmen, petite minorité en Namibie, est incitée indirectement à se sédentariser. Les farmers locaux disposant de la plupart des terres, les Bushmen ne peuvent plus chasser que dans des zones restreintes, rendant difficile l&rsquo;une de leurs principales activités et mettant en péril, leur survie, tout simplement. Ils se retrouvent donc, malgré eux, contraints de se sédentariser dans des « villages » créés pour eux. Abandonnant leur caractère nomade, ils perdent, dans le même temps, leur mode de vie. Des écoles sont créées pour « éduquer » les enfants, des missionnaires aident à la formation des adultes dans quelques métiers pour leur permettre d&rsquo;avoir un revenu. Le monde occidental continue son expansion mais beaucoup plus insidieusement qu&rsquo;à d&rsquo;autres époques.</p>
<p align="JUSTIFY">Dans la suite logique, et comme si notre journée devait être rythmée par une autre réalité, notre pause à Gobabis, pour le déjeuner, nous permet de rencontrer Peter. Namibien d&rsquo;origine Herrero, il a monté son entreprise de tourisme seul, après avoir travaillé pour des agences de voyages à la capitale. Il nous raconte l&rsquo;histoire de la Namibie depuis sa colonisation. Nous découvrons la période allemande et la répression des peuples originels puis la période sud-africaine et le début de l&rsquo;apartheid aussi en Namibie. Il nous semble que l&rsquo;occident a encore beaucoup d&rsquo;excuses à rendre à l&rsquo;Afrique. Le plus impressionnant est la philosophie avec laquelle les namibiens ont l&rsquo;air de vivre toute cette histoire. L&rsquo;indépendance a donné un souffle d&rsquo;espoir à tous ces peuples dont la rancoeur ne semble pas être bouillonnante. L&rsquo;histoire est ce qu&rsquo;elle est, il faut vivre avec et maintenant construire en allant de l&rsquo;avant. Impressionnante leçon d&rsquo;humilité&#8230;</p>
<p align="JUSTIFY">Après cette discussion très enrichissante, nous rentrons à la capitale pour dormir à <strong>Penduka</strong>, notre dernier camp communautaire du séjour. Penduka <a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-V-13.jpg"><br />
</a>est une association créée par une hollandaise pour valoriser l&rsquo;artisanat des femmes sans emplois du quartier pauvre de Windhoek, Katutura. <a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-V-13.jpg"><br />
</a>La petite entreprise est devenue grande (après 20 ans d&rsquo;existence, les femmes sont passées de 4 à 60) et l&rsquo;artisanat varié. <a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-V-13.jpg"><br />
</a>Nous nous posons pour la dernière fois avec notre 4&#215;4 dans ce camping, ouvrons pour la dernière fois nos tentes et allumons pour la dernière fois un feu. La vue est magnifique sur le « lac » de Windhoek qui reflète les lumières de la ville.</p>
<p align="JUSTIFY"><a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-V-16.jpg"><img class="alignright" title="Namibie part V (16)" src="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-V-16-200x300.jpg" alt="" width="160" height="240" /></a>Le lendemain, nous visiterons le quartier de Katutura, le quartier dans lequel les noirs ont été contraints de s&rsquo;installer (qui est l&rsquo;équivalent de Soweto à Johannesburg que nous détaillerons plus tard). Nous découvrons également avec émerveillement, l&rsquo;artisanat de Penduka et les femmes qui y travaillent. De la poterie, de la broderie et de la couture, des batiks, des bijoux en verre recyclé. L&rsquo;ambiance est joyeuse, les femmes semblent heureuses de travailler ici et les touristes affluent en masse. Un bel exemple de projet de développement durable qui a réussi.</p>
<p align="JUSTIFY">Nous rendons notre voiture en fin de journée après avoir eu une dernière discussion avec notre ami Afrikaner préféré. Pas d&rsquo;autre souci signalé sur la voiture, pas de caution prélevée, l&rsquo;hémorragie financière est jugulée.  La fin de notre séjour, nous permettra de découvrir un peu plus la capitale. Quelques bâtiments historiques nous rappellent l’implantation allemande originelle. Nous finissons notre voyage par une bonne séance de shopping au « Craft center » et un délicieux restaurant portugais qui est pour nous l&rsquo;occasion d&rsquo;une dernière dégustation de l&rsquo;excellente viande d&rsquo;Oryx et de Kudu.</p>
<p align="JUSTIFY"><a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-V-13.jpg"><img class="alignleft" title="Namibie part V (13)" src="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-V-13-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a>Nous laissons Patrick et Petra le samedi 28 juillet, non sans nostalgie et émotion de ce mois passé ensemble.</p>
<p align="JUSTIFY"><em><strong>Merci encore à vous 2 pour cette fabuleuse aventure riches en (més)aventures et en découvertes passionnantes !!!!</strong></em></p>
<p align="JUSTIFY">Nous compatissons quant à leur retour à la vie active tandis que nous continuons notre aventure par un trajet de 26h en bus, assommés par des films et clips chrétiens qui passent en boucle, pour rejoindre l&rsquo;Afrique du Sud . Le paysage durant le trajet est peu varié, nous longeons par le sud le désert du Kalahari. Nous roulons pendant des heures sur une route rectiligne, plane, longée par les poteaux électriques à perte de vue.</p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">Johannesburg sera pour nous une ville de transit. En effet, celle-ci est réputée peu sûre et il nous reste que 3 jours avant un nouveau départ. L&rsquo;envie de découverte n&rsquo;en est pas moins grande. Nous décidons donc de visiter Soweto grace à la guesthouse dans laquelle nous logeons qui organise un tour en vélo dans le quartier. Durant notre visite, nous réalisons le parallèle avec Katutura à Windhoek. Les pays sont différents mais l&rsquo;histoire semble la même. Katutura veut dire, « le lieu où on ne veut pas vivre », Soweto veut dire « South West Township ». Dans les 2 cas, ces quartiers sont nés du déplacement des populations noires pour laisser aux blancs colons les meilleurs quartiers de la ville. Dans les 2 cas, le quartier était divisé en bloc où les différentes ethnies étaient séparées et cloisonnées. « Diviser pour mieux régner » semble avoir été la philosophie sud-Africaine durant toutes ces années. Soweto a subi l&rsquo;aparthied pendant plus longtemps et plus fortement. Les couvres-feu, les droits d&rsquo;accès au centre ville limité en terme d&rsquo;horaire et de temps par des permis délivrés par la police, la scolarité différente et l&rsquo;accent mis sur la formation dans des métiers manuels. Nous finissons notre visite avec émotion en visitant le mémorial des étudiants victimes en 1976 de répressions pour avoir manifester leur désir de liberté et la maison de Nelson Mandela.</p>
<p align="JUSTIFY">Nous quittons l&rsquo;Afrique du Sud, et par la même occasion, le continent africain le 2 août non sans un pincement au cœur après ces 3 mois fabuleux qu&rsquo;il nous a offert. Nous partons avec pleins d&rsquo;images en tête, le sentiment d&rsquo;un continent plein de vie malgré la pauvreté et les souffrances endurées et enfin un léger sentiment de honte au vue de l&rsquo;histoire de ce continent complètement pillé par l&rsquo;Europe.</p>
<p align="JUSTIFY">Par ici <a title="Namibie part V" href="http://www.flickr.com/photos/letsglobetrotters/sets/72157630910068560/" target="_blank">les dernières photos de Namibie </a></p>
<p align="JUSTIFY">Après 3 mois de voyage, notre aventure continue vers une culture aux antipodes. L&rsquo;Inde nous ouvre grand ses bras. La suite dans 1 ou 2 mois&#8230; A bientôt tout le monde&#8230;</p>
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