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	<title>LetS globetrotters &#187; Namibie</title>
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	<description>Tribulations de 2 globetrotters autour du monde</description>
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		<title>Une autre réalité</title>
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		<pubDate>Sun, 05 Aug 2012 09:22:51 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Namibie]]></category>
		<category><![CDATA[Récits de voyage]]></category>

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		<description><![CDATA[Suite à notre dernière panne mécanique, notre dernière partie du voyage se retrouve totalement imprévue et improvisée. Au revoir Sossusvlei pour Simon, au revoir Mariental pour Patrick. Nous devons rayonner dans un périmètre qui nous permette de revenir à temps pour rendre la voiture. Nous voulions visiter un camp de Bushmen à l&#8217;ouest de Windhoek [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY">Suite à notre dernière panne mécanique, notre dernière partie du voyage se retrouve totalement imprévue et improvisée. Au revoir Sossusvlei pour Simon, au revoir Mariental pour Patrick. Nous devons rayonner dans un périmètre qui nous permette de revenir à temps pour rendre la voiture. Nous voulions visiter un camp de Bushmen à l&rsquo;ouest de Windhoek et en profiter pour retourner à Spitzkoppe mais le camp Bushmen est fermé, nous obligeant à revoir totalement notre itinéraire. Total revirement de situation, nous nous décidons finalement de nous diriger vers l&rsquo;Est pour nous rapprocher du pays des Bushmen. Après une après-midi sur une route goudronnée, nous arrivons dans une ferme près de la<strong> frontière du Botswana</strong> qui se révèle un peu moins charmante que l&rsquo;annonce faite sur le guide. Nous ne nous y attarderons pas plus d&rsquo;une soirée, le temps de fêter réellement les 30 ans de Petra avec un petit gâteau, un petit cadeau et quelques bougies !!</p>
<p align="JUSTIFY">Le lendemain, nous décidons à contre cœur, de ne pas nous rendre dans le village des bushmen que nous avions repéré. Trop loin sur une piste secondaire et refroidis par notre agence préférée, nous ne voulons pas multiplier les risques d&rsquo;aggraver notre cas.</p>
<p align="JUSTIFY"><a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-V-5.jpg"><img class="alignleft" title="Namibie part V (5)" src="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-V-5-200x300.jpg" alt="" width="160" height="240" /></a>Nous préférons aller dans un camping proche de la ville de <strong>Gobabis</strong>, pour aller à la rencontre des Tswana (une autre ethnie). Finalement, notre choix nous permet de vivre de très jolis moments et de profiter pleinement du peu de temps qui nous reste. A l&rsquo;initiative du projet, 5 femmes sans emploi qui ont développé un camping pour touristes tout en faisant participer tout le village. <a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-V-10.jpg"><br />
<img class="alignright" title="Namibie part V (10)" src="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-V-10-200x300.jpg" alt="" width="152" height="226" /></a>Au programme du jour : visite du village et rencontres de ses habitants. Nous visitons donc l&rsquo;école (pendant les heures de cours bien sûr!), l&rsquo;église, la brasserie locale (bière fermentée aux haricots locaux, très bonne au demeurant), le bar, la maison de soin, la boulangerie (nous y dégustons du pain sortant du four&#8230; Miam). <a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-V-10.jpg"><br />
</a>Après un beau parcours dans le village, nous assistons à un spectacle de danses traditionnelles réalisées par les enfants du village et le soir, nous écoutons des chants traditionnels autour du feu. Les chants sont justes, l&rsquo;ambiance est joviale (on sent le plaisir pour eux de chanter ensemble) et la beauté des voix sous un ciel étoilé, on ne s&rsquo;en lasse jamais.<a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-V-10.jpg"><br />
</a></p>
<p align="JUSTIFY">Le lendemain, nous revenons doucement sur nos pas pour nous rapprocher de la capitale. Petra et Laure voudraient faire un petit atelier d&rsquo;artisanat local avec les Bushmen. Nous partons donc à la recherche d&rsquo;un camp bushmen qui fabrique des bracelets typiques en coquille d&rsquo;oeuf d&rsquo;autruche. Nous nous arrêtons à <strong>Drimiopsis</strong>, un camp construit par le gouvernement pour une sédentarisation des Bushmen. Nous ne trouverons pas les fabricants de bracelets mais découvrirons une réalité namibienne peu mise en valeur dans les guides touristiques. Les San ou Bushmen, petite minorité en Namibie, est incitée indirectement à se sédentariser. Les farmers locaux disposant de la plupart des terres, les Bushmen ne peuvent plus chasser que dans des zones restreintes, rendant difficile l&rsquo;une de leurs principales activités et mettant en péril, leur survie, tout simplement. Ils se retrouvent donc, malgré eux, contraints de se sédentariser dans des « villages » créés pour eux. Abandonnant leur caractère nomade, ils perdent, dans le même temps, leur mode de vie. Des écoles sont créées pour « éduquer » les enfants, des missionnaires aident à la formation des adultes dans quelques métiers pour leur permettre d&rsquo;avoir un revenu. Le monde occidental continue son expansion mais beaucoup plus insidieusement qu&rsquo;à d&rsquo;autres époques.</p>
<p align="JUSTIFY">Dans la suite logique, et comme si notre journée devait être rythmée par une autre réalité, notre pause à Gobabis, pour le déjeuner, nous permet de rencontrer Peter. Namibien d&rsquo;origine Herrero, il a monté son entreprise de tourisme seul, après avoir travaillé pour des agences de voyages à la capitale. Il nous raconte l&rsquo;histoire de la Namibie depuis sa colonisation. Nous découvrons la période allemande et la répression des peuples originels puis la période sud-africaine et le début de l&rsquo;apartheid aussi en Namibie. Il nous semble que l&rsquo;occident a encore beaucoup d&rsquo;excuses à rendre à l&rsquo;Afrique. Le plus impressionnant est la philosophie avec laquelle les namibiens ont l&rsquo;air de vivre toute cette histoire. L&rsquo;indépendance a donné un souffle d&rsquo;espoir à tous ces peuples dont la rancoeur ne semble pas être bouillonnante. L&rsquo;histoire est ce qu&rsquo;elle est, il faut vivre avec et maintenant construire en allant de l&rsquo;avant. Impressionnante leçon d&rsquo;humilité&#8230;</p>
<p align="JUSTIFY">Après cette discussion très enrichissante, nous rentrons à la capitale pour dormir à <strong>Penduka</strong>, notre dernier camp communautaire du séjour. Penduka <a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-V-13.jpg"><br />
</a>est une association créée par une hollandaise pour valoriser l&rsquo;artisanat des femmes sans emplois du quartier pauvre de Windhoek, Katutura. <a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-V-13.jpg"><br />
</a>La petite entreprise est devenue grande (après 20 ans d&rsquo;existence, les femmes sont passées de 4 à 60) et l&rsquo;artisanat varié. <a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-V-13.jpg"><br />
</a>Nous nous posons pour la dernière fois avec notre 4&#215;4 dans ce camping, ouvrons pour la dernière fois nos tentes et allumons pour la dernière fois un feu. La vue est magnifique sur le « lac » de Windhoek qui reflète les lumières de la ville.</p>
<p align="JUSTIFY"><a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-V-16.jpg"><img class="alignright" title="Namibie part V (16)" src="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-V-16-200x300.jpg" alt="" width="160" height="240" /></a>Le lendemain, nous visiterons le quartier de Katutura, le quartier dans lequel les noirs ont été contraints de s&rsquo;installer (qui est l&rsquo;équivalent de Soweto à Johannesburg que nous détaillerons plus tard). Nous découvrons également avec émerveillement, l&rsquo;artisanat de Penduka et les femmes qui y travaillent. De la poterie, de la broderie et de la couture, des batiks, des bijoux en verre recyclé. L&rsquo;ambiance est joyeuse, les femmes semblent heureuses de travailler ici et les touristes affluent en masse. Un bel exemple de projet de développement durable qui a réussi.</p>
<p align="JUSTIFY">Nous rendons notre voiture en fin de journée après avoir eu une dernière discussion avec notre ami Afrikaner préféré. Pas d&rsquo;autre souci signalé sur la voiture, pas de caution prélevée, l&rsquo;hémorragie financière est jugulée.  La fin de notre séjour, nous permettra de découvrir un peu plus la capitale. Quelques bâtiments historiques nous rappellent l’implantation allemande originelle. Nous finissons notre voyage par une bonne séance de shopping au « Craft center » et un délicieux restaurant portugais qui est pour nous l&rsquo;occasion d&rsquo;une dernière dégustation de l&rsquo;excellente viande d&rsquo;Oryx et de Kudu.</p>
<p align="JUSTIFY"><a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-V-13.jpg"><img class="alignleft" title="Namibie part V (13)" src="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-V-13-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a>Nous laissons Patrick et Petra le samedi 28 juillet, non sans nostalgie et émotion de ce mois passé ensemble.</p>
<p align="JUSTIFY"><em><strong>Merci encore à vous 2 pour cette fabuleuse aventure riches en (més)aventures et en découvertes passionnantes !!!!</strong></em></p>
<p align="JUSTIFY">Nous compatissons quant à leur retour à la vie active tandis que nous continuons notre aventure par un trajet de 26h en bus, assommés par des films et clips chrétiens qui passent en boucle, pour rejoindre l&rsquo;Afrique du Sud . Le paysage durant le trajet est peu varié, nous longeons par le sud le désert du Kalahari. Nous roulons pendant des heures sur une route rectiligne, plane, longée par les poteaux électriques à perte de vue.</p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">Johannesburg sera pour nous une ville de transit. En effet, celle-ci est réputée peu sûre et il nous reste que 3 jours avant un nouveau départ. L&rsquo;envie de découverte n&rsquo;en est pas moins grande. Nous décidons donc de visiter Soweto grace à la guesthouse dans laquelle nous logeons qui organise un tour en vélo dans le quartier. Durant notre visite, nous réalisons le parallèle avec Katutura à Windhoek. Les pays sont différents mais l&rsquo;histoire semble la même. Katutura veut dire, « le lieu où on ne veut pas vivre », Soweto veut dire « South West Township ». Dans les 2 cas, ces quartiers sont nés du déplacement des populations noires pour laisser aux blancs colons les meilleurs quartiers de la ville. Dans les 2 cas, le quartier était divisé en bloc où les différentes ethnies étaient séparées et cloisonnées. « Diviser pour mieux régner » semble avoir été la philosophie sud-Africaine durant toutes ces années. Soweto a subi l&rsquo;aparthied pendant plus longtemps et plus fortement. Les couvres-feu, les droits d&rsquo;accès au centre ville limité en terme d&rsquo;horaire et de temps par des permis délivrés par la police, la scolarité différente et l&rsquo;accent mis sur la formation dans des métiers manuels. Nous finissons notre visite avec émotion en visitant le mémorial des étudiants victimes en 1976 de répressions pour avoir manifester leur désir de liberté et la maison de Nelson Mandela.</p>
<p align="JUSTIFY">Nous quittons l&rsquo;Afrique du Sud, et par la même occasion, le continent africain le 2 août non sans un pincement au cœur après ces 3 mois fabuleux qu&rsquo;il nous a offert. Nous partons avec pleins d&rsquo;images en tête, le sentiment d&rsquo;un continent plein de vie malgré la pauvreté et les souffrances endurées et enfin un léger sentiment de honte au vue de l&rsquo;histoire de ce continent complètement pillé par l&rsquo;Europe.</p>
<p align="JUSTIFY">Par ici <a title="Namibie part V" href="http://www.flickr.com/photos/letsglobetrotters/sets/72157630910068560/" target="_blank">les dernières photos de Namibie </a></p>
<p align="JUSTIFY">Après 3 mois de voyage, notre aventure continue vers une culture aux antipodes. L&rsquo;Inde nous ouvre grand ses bras. La suite dans 1 ou 2 mois&#8230; A bientôt tout le monde&#8230;</p>
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		<title>La loi des séries continue&#8230;</title>
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		<pubDate>Sat, 04 Aug 2012 20:24:40 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Nous sommes déjà mi-juillet. Après un au revoir à Swakopmund, nous nous dirigeons vers le sud en longeant la côte. Dès la sortie de la ville, nous nous retrouvons au milieu du désert, longeant les magnifiques dunes du Namib. Sur notre route, Walis Bay, LA ville portuaire de Namibie. Ancien port stratégique de l&#8217;Afrique australe, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY">Nous sommes déjà mi-juillet. Après un au revoir à Swakopmund, nous nous dirigeons vers le sud en longeant la côte. Dès la sortie de la ville, nous nous retrouvons au milieu du désert, longeant les magnifiques dunes du <strong>Namib</strong>. Sur notre route, Walis Bay, LA ville portuaire de Namibie. Ancien port stratégique de l&rsquo;Afrique australe, c&rsquo;est la dernière ville a avoir été cédée par l&rsquo;Afrique du sud quelques années après l&rsquo;indépendance de la Namibie. D&rsquo;après Patrick et Petra, qui y sont déjà passés avant notre arrivée, la ville n&rsquo;a pas de charme particulier, à part pour une virée en bateau pour voir les otaries. Nous ne nous y arrêterons pas. Nous poursuivons notre route dans le désert, donnant lieu à de magnifiques images de sable, soufflé par le vent en travers du bitume. Portés par le son de la musique namibienne (achetée lors de notre étape à Swakopmund), nous restons sans voix devant cette nature sauvage et vide de présence humaine.</p>
<p align="JUSTIFY">Malheureusement, notre trajet sera gâché par un nouvel incident&#8230; Un nouveau bruit de vaisselle à l&rsquo;arrière du véhicule attire notre attention. Une des lames de suspension arrière gauche s&rsquo;est brisée. Pour la 3ème fois, nous contactons notre agence de location préférée, qui commence à bien nous connaître. Celle-ci nous conseille de nous rendre dans un des lodges sur la route qui possède un garage, afin de retirer cette lame. Sur la route, démoralisés une nouvelle fois, nous croisons la ville de <strong>Solitaire</strong>. Nouvel oasis au milieu du désert avec comme décor d&rsquo;entrée des vieilles voitures cassées et plantées au milieu des cactus, on se croirait débarqués au Far-West. Ce petit oasis cache un petit trésor de gourmandise puisqu&rsquo;une équipe de 4 boulangers travaille d&rsquo;arrache pied toute la journée pour fournir aux touristes affamés (ou juste gourmands) des pâtisseries et viennoiseries dignes des meilleurs boulangers d&rsquo;Europe et à des prix dérisoires !!! Au menu : muffins gigantesques, appfelstrudel, brownies, crumble&#8230;. Devant un nouveau coup dur mécanique, il faut bien trouver une consolation !!! Après ce réconfort, nous continuons notre route vers le Naukluft à la recherche du garage. Mais après plus de 50 km, toujours aucun lodge du nom fourni par l&rsquo;agence de location. Nous les appelons pour leur demander des compléments d&rsquo;informations avant de nous rendre compte que depuis Solitaire, nous roulons dans la mauvaise direction&#8230; Erreur de pilotage heureusement sans conséquence car nous trouvons un autre garage qui nous répare la voiture en un quart d&rsquo;heure. Plus de peur que de mal, toujours rien a payer a priori, mais quand même, 3 réparations en 4 jours, cela devient à la fois bizarre et extrêmement énervant !!!</p>
<p align="JUSTIFY">Sur la route, nous profitons des derniers rayons du soleil qui colorent les montagnes du Naukluft de magnifiques teintes rosées à mauves et arrivons de nuit dans le <strong>Parc national de Naukluft</strong> avec des zèbres comme comité d&rsquo;accueil. Ce parc étant réputé pour ses treks, nous nous y poserons 3 nuits. Qui dit pause, dit pas besoin d&rsquo;utiliser la voiture, et donc a priori pas de problème avec elle !!</p>
<p align="JUSTIFY">Le lendemain, nous programmons de faire « l&rsquo;Olive trail », une marche de 4 heures au milieu des gorges du Naukluft. Nous débutons par l&rsquo;ascension d&rsquo;un pent de montagne donnant lieu à un magnifique point de vue sur le massif en plateau. Nous poursuivons la marche dans les gorges d&rsquo;une rivière asséchée. Plus nous avançons, plus le canyon est profond, laissant difficilement entrer les rayons du soleil. La végétation typique est composée de cactus et de quivertree (sorte d&rsquo;aloe dont le tronc est creux pour stocker l&rsquo;eau permettant à la plante de survivre malgré un temps extrêmement sec). <a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-IV-9.jpg"><br />
<img class="alignleft" title="Namibie part IV (9)" src="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-IV-9-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a>Sur le chemin, nous sommes obligés de passer une petite piscine d&rsquo;eau stagnante à l&rsquo;aide d&rsquo;une chaîne accrochée à même la roche sans possibilité d&rsquo;appui pour les pieds. Résultat des courses, une chute avec salto arrière de 3 mètres de hauteur, pour finir sur les 2 pieds dans l&rsquo;eau. Laure, le temps d&rsquo;une fraction de seconde se retrouve la tête en bas. Heureusement, Simon est présent et rétablit la situation on ne sait trop comment permettant d&rsquo;amortir la chute et le choc. Mais pris par l&rsquo;élan, nous tombons tous les 2 dans l&rsquo;eau stagnante dont nous sortons au plus vite. Au bilan, plus de peur que de mal, seulement quelques égratignures, des habits mouillés et surtout une très grosse frayeur !!! Refroidis au sens propre comme au figuré, nous finirons la marche sans entrain encore sous le choc de la tournure qu&rsquo;aurait pu prendre cette randonnée sans prétention.</p>
<p align="JUSTIFY">Notre deuxième journée nous permet de faire une balade de 7-8h le long de la rivière Naukluft. Le cadre se révèle un peu moins spectaculaire que la veille mais la rivière n&rsquo;étant pas asséchée, cela nous permet de profiter de belles piscines naturelles. La pause pique-nique sur un des sommets nous offre un magnifique panorama du massif. Des montagnes à perte de vue et rien d&rsquo;autre, pas une route, pas une maison, pas un signe de trace humaine. Sur la fin, la randonnée se révèle assez fastidieuse puisque nous sommes régulièrement obligés de chercher notre chemin pour traverser la rivière et que le terrain est assez accidenté. Nous imaginons déjà notre apéritif bien mérité au campement profitant des derniers rayons du soleil. Mais à notre arrivée à la voiture, c&rsquo;est de nouveau le choc !!! Notre voiture a été pillée. Les gardes du parc nous avait averti du risque potentiel, mais malgré nos précautions, tout est sans dessus dessous. Même sans utiliser la voiture, nous parvenons à avoir des ennuis. Nous avons même retrouvé, après enquête, des empreintes sur notre capot qui ne font aucun doute sur les coupables. Vous vous demandez qui sont ces voleurs ? Rassurez vous, simplement des babouins affamés&#8230; Ils ont réussi à ouvrir un clapet présent sur le coté du coffre et à accéder à toute la nourriture qui était à portée de bras. Nous avons donc perdu dans la bataille et eux ont gagné dans leur ventre, 6 carottes, 1 poivron, 4 tomates, et 4 paquets de chips. Par contre ils n&rsquo;aiment ni l&rsquo;oignon, ni le gingembre ni l&rsquo;ail qui se sont retrouvés sur le toit de la voiture&#8230; Bref tout ça pour dire que notre apéro tant espéré a été largement compromis : plus un seul paquet de chips à se mettre sous la dent ! Heureusement, à part que la voiture est crado, ils n&rsquo;ont rien endommagé.</p>
<p align="JUSTIFY"><a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-IV-27.jpg"><br />
</a> Le lendemain, nous quittons le parc de Naukluft pour <strong>Sesriem</strong>, dans le désert du Namib. Notre arrivée de bonne heure nous permet de débuter la visite. Nous partons donc pour les dunes de sables en direction de Sossusvlei. La route est goudronnée, nous sommes dans un des lieux les plus touristiques de Namibie. La vitesse étant limitée à 60km/h, nous avons tout le temps d&rsquo;apprécier les paysages hallucinants qui se déroulent devant nous : les dunes de sable rouge, les arbres morts sur le lit de la rivière asséchée, le serpent de verdure sur son nouveau lit. Une nouvelle fois, la nature s&rsquo;impose et nous laisse bouche bée. Après avoir aperçu, sans s&rsquo;y attarder, la très fameuse Dune 45, réputée pourses levers et couchers de soleil, nous arrivons à nos 5 derniers kilomètres avant Sossusvlei. En bord de route, un petit panneau : « 4&#215;4 only ». Nous sommes peu inquiets, nous avons déjà roulé dans du sable à Purros et surtout c&rsquo;est une route très empruntée compte tenu qu&rsquo;il s&rsquo;agit du lieu le plus touristique de Namibie, le peu de sable doit être bien tassé&#8230; Excès de confiance qui nous coûtera cher, 500m plus tard, nous voilà ensablés !! Après un demi-tour effectué par un des conducteurs des navettes du parc, nous repartons en sens inverse et décidons de faire la route le lendemain à pied. Le problème est que le retour s&rsquo;avère tout aussi, voire plus difficile. Après 2 autres ensablements, une forte odeur de caoutchouc brûlé se dégage du moteur. A la sortie de la piste, la voiture ne veut tout simplement plus avancer&#8230; Diagnostic des locaux : « <em>the clutch is burn, you can&rsquo;t do anything</em> ». Le constat est simple mais il nous met à terre. Nous n&rsquo;en pouvons plus des pannes mécaniques. Nous nous faisons remorquer sur 60 km pour ramener la voiture au camping. Pour la 4ème fois, « Patrick is calling » et notre agence commence à réellement se demander comment nous conduisons (pourtant on vous jure qu&rsquo;on a été prudents et jamais excessifs). Mais les mauvaises nouvelles ne s&rsquo;arrêtent pas là. Non seulement, le véhicule est inutilisable mais le véritable souci de cet incident est que sur notre contrat (lu rapidement mais surtout oublié entre temps), il est clairement stipulé que si nous roulons sur cette portion de piste précisément, c&rsquo;est à notre propre risque. Autrement dit, tout est pour notre pomme dans cette histoire. Or après avoir discuté avec l&rsquo;agence de location, il s&rsquo;avère que la réparation du véhicule ne peut se faire qu&rsquo;à Windhoek. Nous devons donc payer le remorquage, la pièce et la main d&rsquo;oeuvre. Total des frais estimé : 900 euros&#8230;&#8230; S&rsquo;ajoute à cela un petit souci technique, la dépanneuse ne peut prendre que 2 personnes. les autres doivent, soit rester dans le parc et les autres reviendront les chercher (pour l&rsquo;info, le parc est à 300 km de la capitale) soit prendre une navette jusqu&rsquo;à Windhoek proposée par l&rsquo;agence de location pour la modique somme de 400 euros!!! La loi des séries finit de nous achever..</p>
<p align="JUSTIFY"><a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-IV-22.jpg"><br />
<img class="alignleft" title="Namibie part IV (22)" src="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-IV-22-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a>Le lendemain, après concertation collective, Simon se dévoue gentiment pour rester au camp gérer les impératifs liés à la voiture tandis que Laure, Patrick et Petra vont profiter des dunes de Sossusvlei, l&rsquo;endroit tant rêvé, tant attendu&#8230; Grâce aux navettes du parc, nos 3 acolytes débarquent au pied de Big Daddy juste après le lever du soleil. Le froid glacial du climat austral se dissipe rapidement lors de l&rsquo;ascension. Le sable qui s&rsquo;enfonce sous les pieds rend la montée fatiguante mais que dire de ce paysage. Une nouvelle fois, les mots me manquent devant tant de splendeur, devant cette immensité qui s&rsquo;offre à nous. De là-haut, le sentiment est paradoxal : tout en ayant l&rsquo;impression de dominer le monde au sommet de Big Daddy, nous nous sentons tout petit devant cette nature grandiose. <a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-IV-27.jpg"><img class="alignright" title="Namibie part IV (27)" src="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-IV-27-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a>Après un long moment passé à profiter pleinement du panorama, nous descendons vers l&rsquo;un des lieux les plus esthétiques de Namibie voire de la planète : le lac asséché et ses arbres morts. Malgré les nombreuses photos et cartes postales déjà vues, nous ne sommes pas déçus pour le moins du monde. Cette vaste étendue blanche qui contraste avec le sable rouge des dunes qui la surplombe, le bleu profond du ciel qui s&rsquo;étend à l&rsquo;infini, le tout rehaussé par la noirceur des arbres morts qui règnent, stoïques créant une ambiance à la fois fantomatique et terriblement esthétique. Le temps semble s&rsquo;arrêter l&rsquo;espace d&rsquo;un instant, le tableau est parfait. C&rsquo;est décidé, Simon ne pourra pas partir sans avoir vu tout cela&#8230;</p>
<p align="JUSTIFY">… Seulement, le sort en décidera autrement. En effet, après un passage près du point d&rsquo;eau de Sossusvlei, étonnant havre de fraîcheur au milieu du désert, le retour au camp est plombé par les mauvaises nouvelles concernant la voiture. La voiture devient la priorité, il faut rentrer tous les 4 à Windhoek. Comment ? On ne sait pas encore bien, nous explorons toutes les pistes. Bien heureusement pour nous, le lendemain, le conducteur de la dépanneuse se révèle très aidant. Sans même avoir besoin d&rsquo;en discuter, il nous propose que 2 personnes montent dans la voiture pendant que 2 viennent avec lui. Fini le problème du campement, fini le problème de la navette si chère ou du stop. Nous partons donc tous les 4 pour Windhoek, Patrick et Petra avec le chauffeur, Laure et Simon dans le 4&#215;4. Notre route passant par Solitaire, nous sommes obligés de faire un nouveau « stop-pâtisserie » pour nous réconforter !</p>
<p align="JUSTIFY">Sur la route, les regards sont surpris puis rieurs de nous voir dans la voiture. <a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-IV-22.jpg"><br />
</a>L&rsquo;arrivée à <strong>Windhoek</strong> devient un peu plus chaotique, puisque notre chauffeur nous dit qu&rsquo;il y a 2 contrôles de police et que nous n&rsquo;avons, en fait, pas le droit d&rsquo;être dans la voiture remorquée ! Il nous demande donc de nous cacher à l&rsquo;arrière de la voiture pour ne pas que la police nous donne une amende. La tuile ! Après, 10 minutes de stress, ridiculement planqués sous des serviettes à l&rsquo;arrière de la voiture, nous arrivons au garage, sans avoir était contrôlé. Nous nous souviendrons longtemps de ce voyage riche en émotions et en rebondissements. La soirée se finit par LA rencontre avec le patron de l&rsquo;agence de location. Son discours sera surtout moralisateur. Il nous accuse tout d&rsquo;abord d&rsquo;avoir abusé, je cite, de la « moindre intelligence que la nôtre » du conducteur (qui est bien évidemment noir) pour enfreindre les lois du pays&#8230; Nous restons sous le choc pendant qu&rsquo;il nous sermonne sur quelques écarts de notre conduite. En effet, nous avions également oublié que sur le contrat que nous avons signé, l&rsquo;agence se donne le droit d&rsquo;exploiter les données enregistrées (G.P.S., vitesse,&#8230;) sur notre véhicule. Nous avons donc devant nous un dossier avec notre trajet au mètre et à la minute près. Un sentiment d&rsquo;effroi nous traverse comme si nous étions plongés dans un film fantastique du genre « Bienvenue à Gattaca » ! Sauf qu&rsquo;ici c&rsquo;est « Bienvenue en Namibie », cela vous en coûtera 1000 € ! Nous repartons de l&rsquo;agence avec la peur qu&rsquo;il nous prenne également la caution pour avoir roulé un peu vite sur certaines portions et pris des routes « non autorisées » par l&rsquo;agence.</p>
<p align="JUSTIFY">Nous nous consolons le soir en essayant, malgré cet épisode, de pré-féter les 30 ans de Pétra dans un bon restaurant africain de la capitale. Nous espérons récupérer au plus vite la voiture pour profiter des 4 jours qui nous restent avant de la rendre définitivement&#8230;</p>
<p align="JUSTIFY"><a title="Namibie part IV" href="http://www.flickr.com/photos/letsglobetrotters/sets/72157630902140526/" target="_blank">Par ici les photos</a><a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-IV-9.jpg"><br />
</a></p>
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		<title>Rendez-vous avec l&#8217;histoire</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Aug 2012 18:04:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[lets]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Namibie]]></category>
		<category><![CDATA[Récits de voyage]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous attendiez tous la réponse avec impatience&#8230; Pourquoi tant de touristes dans les environs de Twyfelfontein ? Cette région est reconnue pour ses gravures et peintures rupestres datant de plusieurs milliers d&#8217;années, l&#8217;équivalent de la grotte de Lascaux chez nous. Ce lieu, classé au patrimoine mondial de l&#8217;UNESCO possède l&#8217;une des plus importants concentrations de gravures [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY">Vous attendiez tous la réponse avec impatience&#8230; Pourquoi tant de touristes dans les environs de <strong>Twyfelfontein </strong>? Cette région est reconnue pour ses gravures et peintures rupestres datant de plusieurs milliers d&rsquo;années, l&rsquo;équivalent de la grotte de Lascaux chez nous. Ce lieu, classé au patrimoine mondial de l&rsquo;UNESCO possède l&rsquo;une des plus importants concentrations de gravures sur roche en Afrique.<a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-III-1.jpg"><br />
<img class="alignleft" title="Namibie part III (1)" src="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-III-1-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a> Cet art est attribué aux tribus San (plus connus sous le nom de Bushmen), peuple de chasseurs-cueilleurs nomades qui venaient chercher ici, de l&rsquo;eau (Twyfelfontein signifiant « source douteuse ») et par voie de conséquence, des animaux à chasser, deux éléments essentiels à leur survie. Nous pouvons apercevoir plusieurs types de gravures : certaines représentent des animaux sauvages (girafes, rhinocéros, éléphants, springboks, kudus, autruches, babouins&#8230;), mais également la forme de leurs empreintes de pas respectives ou encore des motifs géométriques. Leurs rôles seraient (selon les interprétations) à la fois pédagogique (enseigner aux plus jeunes), cartographique (indiquer par exemple la position d&rsquo;un point d&rsquo;eau) mais aussi rituel avec des représentations de shamans (guérisseurs) qui lors de transes se métamorphosaient en animaux.</p>
<p align="JUSTIFY">La visite d&rsquo;environ une heure est faite par un guide local, une femme Damara (une autre des ethnies namibiennes) qui nous parle bien évidemment de la signification des gravures, mais aussi de sa langue, si particulière, puisqu&rsquo;elle est composée, comme celle des San, de « clicks ». Nous sommes à la fois intrigués, curieux de ce langage si particulier et si typique d&rsquo;Afrique australe. Ce langage s&rsquo;avère bien étrange pour nous, l&rsquo;utilisation de sa langue comme outil pour faire un click (sorte de claquement) se révèle très difficile, quasi-inimitable quand il s&rsquo;agit d&rsquo;associer ces clicks aux syllabes classiques. Il existe chez les Damara quatre clicks différents qui sont à l&rsquo;écrit, représentés par différents symboles (« ! », « / », « // » …) . Chez les San (ou Bushmen), le nombre de clicks est plus important encore. Enfin, il faut savoir que chaque langue est très différente car un Bushmen et un Damara ne se comprennent pas et sont obligés de communiquer en afrikaner ou en anglais!!!</p>
<p align="JUSTIFY"> Notre trajet se poursuit vers un autre site fameux, connu à la fois pour ses peintures sur roches mais aussi pour ses caractéristiques géologiques, le<strong> massif du Brandberg</strong>. Ce massif se voit de loin sur la route, puisqu&rsquo;il est comme posé sur une immense plaine qui s&rsquo;étend à perte de vue. Son sommet, situé à 2573 m environ, est le point culminant de la Namibie. Ce jour là, nous avons le temps puisque nous pouvons arriver au camp à 14h et nous espérons bien profiter de la piscine ainsi que de la magnifique vue sur le massif pour admirer le coucher de soleil. Malheureusement, les choses se gâtent&#8230; Alors que nous sommes sur la route du lodge, un bruit suspect puis quelqu&rsquo;un qui nous fait des signes. Nous constatons que l&rsquo;amortisseur arrière gauche, qui se manifestait depuis quelques jours par un bruit de vaisselle à l&rsquo;arrière du véhicule, est cassé et traîne sur le sol. Nous restions prudents, mais les kilomètres et les lits de rivières ont eu raison de lui. Le moral un peu à plat et l&rsquo;impression que la galère commence, nous nous retrouvons à Uis, petite ville au milieu de rien. Le seul garage référencé par notre agence de location, n&rsquo;existe plus !! Heureusement, nous sommes en Afrique et comme nous a si bien dit un sud-africain : « In Africa, anything can happen » !! Après s&rsquo;être renseigné auprès d&rsquo;un employé de la station service et un coup de fil plus, nous voyons débarquer en moins de 5 minutes montre en main, dans son pick-up, notre futur garagiste : un Afrikaner de 55 ans en bleu de travail, moustache courte et cheveux en arrière, aux allures de Georges Clooney dans le film « O&rsquo;Brother », la bedaine en plus. Avec lui sa femme et à l&rsquo;arrière du pick-up, son « employé », un namibien local.</p>
<p align="JUSTIFY">Verdict : la réparation peut se faire mais seulement le lendemain matin à son domicile. L&rsquo;agence de location étant d&rsquo;accord, nous fixons rendez-vous à « Georges » le lendemain chez lui. Pour la fonctionnalité de la voiture, pas de soucis, du moment que nous roulons lentement (80 selon lui, 60 selon sa femme). Nous repartons donc pour la camping, malheureusement, nous ne pourrons profiter ni de la vue, ni de la piscine, le temps a joué contre nous. Nous pourrons juste profiter d&rsquo;un coucher de soleil avec un petit verre pour se consoler.</p>
<p align="JUSTIFY">Le lendemain, nous divisons l&rsquo;équipe des covoitureurs en 2 groupes : l&rsquo;un pour s&rsquo;occuper de la réparation de la voiture, l&rsquo;autre pour tout de même profiter des lieux. Simon et Patrick partent à Uis chez « Georges » et le retrouvent dans sa cour qui fait office de garage. Avec lui, se trouve son fils, la trentaine, déjà un peu fatigué par la vie. Ils prennent alors conscience de se retrouver face à la Namibie profonde et qu&rsquo;ils sont probablement chez un descendant d&rsquo;un de ces farmers pionniers qui est venu d&rsquo;Europe pour une vie meilleure&#8230; « Georges » nous a trouvé un amortisseur neuf de rechange qu&rsquo;il faut aller acheter à 5 km de là. Simon part donc avec « Georges » et « Georges junior » dans le pick-up, chacun tenant à la main, une chopine allemande dans laquelle se trouve&#8230; du « Brandy ». Normal, c&rsquo;est dimanche !!! A 5 km, une deuxième ville d&rsquo;Uis, la banlieue, celle des noirs contraste avec l&rsquo;autre Uis, celle des Afrikaners. En effet, le terrain étant plus cher, les noirs ne peuvent se loger dans la ville principale. Apparaît alors une réalité qui nous était complètement occultée durant le début de notre séjour. L&rsquo;apartheid n&rsquo;existe plus, fort heureusement, mais les inégalités sociales semblent rester bien présentes. La réparation se fait en dix minutes et la voiture est « comme neuve ». Prêts à repartir, le fils de Georges tient absolument à leur présenter un ami à lui. Après deux refus et devant son insistance, Simon et Patrick se sentent obligés de le rencontrer. Cet homme est d&rsquo;origine belge, la cinquantaine, bedaine bien tendue, cheveux longs gras, poivre et sel. Il vit seul dans un maison en cours de réhabilitation. Sans emploi depuis la revente volontaire d&rsquo;un hôtel dans le village, il vit de petits boulots et de vente de pierres semi-précieuses. Sa maison est un ensemble de pièces sans vie. Un billard comme table dans la salle à manger, sur laquelle sont posées des pierres de quartz, un bureau comme salon, une cuisine vide&#8230; L&rsquo;homme est accueillant et probablement content de parler un peu français. Le fils de Georges voulait nous le présenter pour déguster ensemble des bières belges !! C&rsquo;est dont parti pour une mini dégustation de bières belges,à 11h00 du matin, un dimanche. L&rsquo;heure avançant et ne souhaitant pas éterniser cet instant, bien que très original et instructif, nos deux acolytes s&rsquo;éclipsent afin de retrouver les filles au plus vite. Instant de vie, rencontres originales et insolites qui resterons dans nos mémoires comme une occasion d&rsquo;entrer un peu plus dans la vie des Afrikaners. Les Afrikaners de Uis ne sont probablement pas le reflet de toute la Namibie. Cependant, il est vrai que ces instants semblent le reflet d&rsquo;un état d&rsquo;esprit sorti du passé qui laisse à penser que l&rsquo;unicité du pays, au-delà de l&rsquo;indépendance acquise récemment, n&rsquo;est pas complètement établie. En effet, sur le trajet du retour de Uis-2, le fils de Georges sort une phrase qui ne passe pas inaperçue. Alors qu&rsquo;il conduit avec sa chopine à la main, probablement un peu cotonneux de la première chopine ingurgitée à l&rsquo;aller, il donne un coup de volant et klaxonne à chaque piéton noir qui marche sur le bord de route. Le piéton surpris sursaute de peur, ce qui le fait rire et lui vaut cette magnifique tirade : « It&rsquo;s like animals ! Ah!ah!ah »&#8230;&#8230;. De la même manière, leur « employé » noir qui se déplace à l&rsquo;arrière du pick-up, semble être l&rsquo;homme à tout faire de la maison et travaille 7 jours sur 7. Est-il payé ? On l&rsquo;espère. Si oui, avec un salaire décent ? On l&rsquo;espère également. D&rsquo;un autre côté, ces Afrikaners, descendants de pionniers européens, ont leur vie, ici, en Namibie et la réalité financière semble dure aussi pour eux. Georges a été victime d&rsquo;un accident de la route 2 mois plus tôt. Diagnostic : 3 fractures vertébrales qu&rsquo;il ne peut pas soigner car il n&rsquo;a pas suffisamment d&rsquo;argent pour se la permettre. En effet, sa femme ayant subi une opération 1 mois auparavant, ne leur permet pas de pouvoir gérer une autre opération. Il reste donc avec ses 3 vertèbres cassées, sans traitement approprié&#8230; N&rsquo;oublions pas les bienfaits de notre sécurité sociale !!</p>
<p align="JUSTIFY"><a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-III-6.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-314" title="Namibie part III (6)" src="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-III-6-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a>Laure et Petra, de leur côté, profitent d&rsquo;une balade dans le massif du Brandberg, à la rencontre de la « White Lady », une peinture rupestre datant de plus de 2000 ans, excellemment conservée, l&rsquo;une des plus réputées d&rsquo;Afrique. Le décor de roche et de basalte offre un écrin particulièrement esthétique à ce joyau de l&rsquo;art San. La « White Lady » tient son nom d&rsquo;un abbé français, du nom de Breuil, ayant estimé qu&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;une femme crétoise peinte par un groupe de personnes venues du pourtour méditerranéen, et ce, malgré les attributs masculins largement visibles sur la peinture et la totale improbabilité de cette interprétation farfelue. En réalité, il s&rsquo;agit bien d&rsquo;une peinture San représentant un chaman (homme, la peinture ne laisse aucun doute la dessus) en état de transe. Autour de ce personnage central, dansent d&rsquo;autres personnages ainsi que des animaux dont la précision des traits et la conservation des pigments laissent admiratifs. Un vrai bijou&#8230;</p>
<p align="JUSTIFY">Nous repartons sur les routes namibiennes, contents d&rsquo;avoir une nouvelle voiture. Notre prochaine destination : <strong>Spitzkoppe</strong>, un autre massif caractéristique avec des blocs de granit énormes formant des boules de pierre de taille hallucinante. Sur le trajet, nous captons pour la première fois la radio. Nous écoutons avec joie, la langue Damara et ses clicks et découvrons enfin la musique namibienne. Il ne manquait que cela pour être plongé pleinement dans ce pays. Notre arrivée dans le camping est magistrale. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un immense camping au milieu du massif, étendu sur environ 5 kilomètres de long. Chaque emplacement est distant de 500 mètres de l&rsquo;autre.</p>
<p align="JUSTIFY"><a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-III-10.jpg"><br />
<img class="alignleft" title="Namibie part III (10)" src="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-III-10-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a>Malheureusement, alors que nous cherchons un emplacement tranquille, nous sommes victimes d&rsquo;une nouvelle panne mécanique bloquant la voiture en plein milieu du « chemin ». Une fuite sur le liquide de transmission nous empêche de pouvoir passer les vitesses. Résultat : nous ne pouvons plus bouger la voiture. Qui dit panne, dit coup de téléphone à l&rsquo;agence de location. Nous les recontactons donc une nouvelle fois afin d&rsquo;organiser le dépannage. Pendant ce temps, gentiment, un voisin allemand tracte notre 4&#215;4 de manière à pouvoir passer la nuit correctement et sans gêner le passage. Notre moral est de nouveau au plus bas car nous avions planifié une belle ballade le lendemain matin. Nous décidons de profiter tout de même de la soirée en regardant un spectacle de chant organisé pour un groupe de bénévoles anglais. Nous retrouvons le groupe de chants traditionnels à l&rsquo;entrée du camping et nous dirigeons tous vers l&rsquo;endroit de la représentation. Durant le trajet (qui se fait en voiture, vue la grandeur du camping et parce que tout se fait en voiture en Namibie – bien évidemment, il ne s&rsquo;agit pas de NOTRE voiture restée coincée à l&rsquo;autre bout du camping mais celle du manager, Alex), Laure, un enfant déposé dans les bras, et Petra à l&rsquo;avant du pick-up avec Alex, Simon et Patrick à l&rsquo;arrière du véhicule avec les chanteurs qui répètent sous une nuit étoilée. Pas un nuage, pas de lune ce soir, les montagnes en ombres chinoises, un nouvel instant magique&#8230;</p>
<p align="JUSTIFY">Le lendemain se révèle beaucoup moins plaisant. Remorqué tôt le matin, nous nous dirigeons vers le garage le plus proche dans la ville d&rsquo;Usakos. Nous traînons dans un café pour attendre le diagnostic et la réparation. Vers 12h, voiture réparée, petite fuite sur le liquide de transmission, on ne paie rien, on repart comme si de rien n&rsquo;était. Le bilan n&rsquo;est donc pas si catastrophique que cela, nous avons simplement perdu une demi-journée et espérons revenir dans ce lieu majestueux avant la fin du séjour pour en profiter pleinement.</p>
<p align="JUSTIFY"><a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-III-14.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-316" title="Namibie part III (14)" src="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-III-14-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a>Notre nouvelle direction : <strong>Swakopmund</strong>, ville anachronique dans ce pays africain. En effet, cette ville, située en bord de mer et aux portes du désert du Namib, a été créée de toute pièce par les allemands pendant la période coloniale pour concurrencer le grand port de Walis Bay des Anglais. Nous entrons donc dans une station balnéaire allemande en pleine Afrique australe. Les rues sont goudronnées, les maisons de style typiquement allemand. Nous oublions le temps d&rsquo;un instant que quelques jours avant nous étions avec des femmes Himbas à parler de la confection de leur tenue en peau de chèvres !!</p>
<p align="JUSTIFY">Nous nous accordons le soir même une petite folie, nous sortons au restaurant !!! Drôle d&rsquo;ambiance : que des blancs aussi bien du coté clients que serveurs, pas un seul noir. Sur les murs, des photos d&rsquo;époques, des affiches promotionnelles de la colonie, un drapeau de l&rsquo;empire prussien et affiché sur un mur, une carte de l&rsquo;Afrique pour le Wermarth&#8230; Historien? Nostalgique? Folklorique? Nous ne le saurons pas. Cela ne nous empêche pas de nous régaler de produits locaux. Peu d&rsquo;aliments viennent de Namibie, le pays étant désertique, pratiquement tout est importé. Seul la viande reste un met local compte tenu du nombre de farmers qui vivent dans ce pays. La viande est excellente, goûtue, raffinée et pas chère puisque les bovins sont tous élevés dans les fermes, sans notion d&rsquo;élevage intensif. Mais au menu, il n&rsquo;y a pas seulement du bœuf mais également du gibier et ce soir, nous goûtons le springbok. En effet, il existe des quotats officiels de chasse dans les réserves qui permettent aux restaurants de servir de la viande de gibier sauvage. La viande se révèle d&rsquo;une douceur et d&rsquo;une tendresse déconcertante. Même les végétariens succomberaient !</p>
<p align="JUSTIFY">Nous repartons de cette drôle de ville, dès le lendemain, pour un nouveau lieu mythique de la Namibie, ce lieu qui a décidé respectivement Laure et Patrick de leur virée dans ce pays surprenant&#8230;</p>
<p align="JUSTIFY"><a title="Namibie part III" href="http://www.flickr.com/photos/letsglobetrotters/sets/72157630886465434/" target="_blank">Par ici les photos</a><a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-III-1.jpg"><br />
</a></p>
<p align="JUSTIFY">
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		<title>Au pays des Himbas&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Aug 2012 13:49:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[lets]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Namibie]]></category>
		<category><![CDATA[Récits de voyage]]></category>

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		<description><![CDATA[La suite de notre aventure namibienne a pour décor la Kunene region. Pour l&#8217;atteindre, nous devons faire un peu travailler notre 4&#215;4 et commencer à emprunter les routes secondaires. En Namibie, il y a 2 ou 3 grands axes goudronnés, pour le reste il s&#8217;agit de « gravel roads » (pistes) et de pistes de mauvaise qualité. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY">La suite de notre aventure namibienne a pour décor la <strong>Kunene region</strong>. Pour l&rsquo;atteindre, nous devons faire un peu travailler notre 4&#215;4 et commencer à emprunter les routes secondaires. En Namibie, il y a 2 ou 3 grands axes goudronnés, pour le reste il s&rsquo;agit de « gravel roads » (pistes) et de pistes de mauvaise qualité. Au début, nos conducteurs en chef (Simon et Petra) restent hyperattentifs. Mais cela n&rsquo;empêche pas d&rsquo;être régulièrement surpris par la traversée de lits de rivières asséchées qui occasionnent des bonds chez nos passagers installés à l&rsquo;arrière. Nous continuons de découvrir les longues étendues clôturées des fermes des Afrikaners et sommes parfois dans l&rsquo;obligation, pour poursuivre notre route, d&rsquo;ouvrir et refermer derrière nous les barrières empêchant le bétail de s&rsquo;échapper de la propriété.</p>
<p align="JUSTIFY"> Nous passons par Kamanjab pour faire les courses et le plein d&rsquo;essence. Mais, nous avons juste totalement oublié que nous sommes dimanche, et de ce fait, tous les magasins sont fermés. Heureusement, la station essence, elle, est ouverte et elle s&rsquo;avère même être le point de RDV de toute la ville, le centre d&rsquo;attraction. Tel les points d&rsquo;eau d&rsquo;Etosha, nous pouvons observer le va-et-vient permanent des locaux, des Afrikaners dans leur gros 4&#215;4 et de quelques touristes. En ce dimanche, toute la vie se passe ici. Qui dit plein d&rsquo;essence, dit avoir du temps. En effet pour remplir nos 2 réservoirs, il nous faut a peu près 30 minutes. C&rsquo;est pour nous l&rsquo;occasion de découvrir, un peu, la population locale et de prendre des informations sur l&rsquo;état de la route que nous souhaitons emprunter. En face de la station essence, un seul magasin ouvert, le réparateur de pneus, cela annonce la couleur&#8230;</p>
<p align="JUSTIFY">Nous découvrons que les taxi-brousses locaux sont en fait des pick-up où les gens s&rsquo;entassent à l&rsquo;arrière avec leurs affaires, bagages, cartons&#8230; Notre regard se fixe particulièrement sur un pick-up arrêté juste à côté de nous : à l&rsquo;arrière, une femme Himba et son enfant en habits traditionnels. Quel contraste étonnant entre modernité et culture ancestrale&#8230;</p>
<p align="JUSTIFY">Nous poursuivons notre route en direction du camping de Kwaribe. Les paysages sont époustouflants, nous passons au milieu des montagnes et avons un point de vue imprenable sur les alentours. Notre route nous mène par Palmwag, petite ville qui signe l&rsquo;entrée de la région Kunene et qui est l&rsquo;occasion pour les autorités d&rsquo;imposer un contrôle vétérinaire. En effet, il marque la « frontière » entre les grandes fermes des Afrikaners et les territoires gérés essentiellement par les communautés locales (« conservancies »). Ces conservancies ont pour but de gérer non seulement la préservation des animaux sauvages mais participent également à la vie touristique (gestion de campings de communauté) et administrative locale. Dans la région, 3 ethnies prédominent : les Himbas, les Héréros et les Damaras. Ici, pas de fermes, ni de farmers Afrikaners, l&rsquo;occasion pour nous de comprendre et de connaître un peu plus ces différentes cultures.</p>
<p align="JUSTIFY">Nous arrivons au camping de communauté de <strong>Kwaribe</strong> à la nuit tombée. Il est magnifiquement situé au fond d&rsquo;une vallée entourée de montagnes qui rougissent aux derniers rayons du soleil. Au pied d&rsquo;une falaise coule un ruisseau offrant un véritable oasis de verdure dans ce paysage désertique. Ici, pas d’électricité, et l&rsquo;eau chaude est chauffée chaque matin et chaque soir au feu de bois. L&rsquo;endroit est particulièrement paisible et très bien aménagé en matériaux naturels et recyclés.</p>
<p align="JUSTIFY">Nous organisons dès le lendemain une sortie avec un guide local pour visiter un peu les alentours et surtout rencontrer des Himbas. Nous passons donc une matinée dans un de leurs villages.</p>
<p align="JUSTIFY"><a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-II-8.jpg"><br />
<img class="alignleft" title="Namibie part II (8)" src="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-II-8-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a>La rencontre est insolite, même si on les sent habituées à voir des touristes. L&rsquo;échange est amusant, le guide leur propose de commencer par nous poser quelques questions sur notre façon de vivre, nous jouons le jeu et répondons sincèrement puis le jeu s&rsquo;inverse. L&rsquo;échange est agréable et enrichissant. Tous les sujets sont abordés : mariage, religion, mort, vie quotidienne, argent, enfant&#8230; Nous apprenons un peu sur leur vie et leur quotidien. Peuple semi-nomade, les himbas se déplacent pour chercher de l&rsquo;herbe pour nourrir leur cheptel. Ils vivent surtout de l&rsquo;élevage de chèvres et de bovins. Les hommes partent avec le troupeau pendant plusieurs jours, tandis que les femmes restent avec les enfants pour gérer la vie du village. Vient ensuite l&rsquo;inévitable vente de l&rsquo;artisanat (bijoux, poupées&#8230;) et la séance photo. <a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-II-8.jpg"><br />
</a>Malgré notre échange sincère et authentique, nous repartons avec un sentiment mitigé comme l&rsquo;impression de n&rsquo;être qu&rsquo;un touriste de plus, l&rsquo;occasion pour elles d&rsquo;un apport financier et alimentaire plus que d&rsquo;une rencontre partagée&#8230;</p>
<p align="JUSTIFY"><a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-II-11.jpg"><br />
<img class="alignright" title="Namibie part II (11)" src="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-II-11-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a> L&rsquo;après midi, le guide nous emmène à une belle cascade proche du camp. Nous en profitons pour nous baigner dans l&rsquo;eau est transparente entourée d&rsquo;une végétation luxuriante, un petit instant magique et rafraîchissant dans ce pays si sec. A notre sortie, la mauvaise surprise ce sont les 20aine de petites sangsues qui ont colonisé nos pieds et nos jambes.<a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-II-11.jpg"><br />
</a></p>
<p align="JUSTIFY">Après une seconde nuit dans notre camping préféré, nous poursuivons notre route dans la Kunene region et nous dirigeons vers <strong>Opuwo</strong>, la « capitale » des Himbas. Sur la route qui nous y mène, nous décidons de prendre en stop une femme Himba et son enfant. Les transports en communs étant inexistants, le seul moyen de circuler est le stop. Nous découvrons que prendre en stop une femme himba comporte quelques risques pour la voiture. En effet, l&rsquo;habit traditionnel himba consiste à porter, pour faire simple, une peau de chèvre autour de la taille et de s&rsquo;enduire tout le reste du corps d&rsquo;un mélange de graisse animal et d&rsquo;ocre. Par conséquent, le moindre contact avec leur peau est marqué par une couleur marron et une odeur très particulière. Pour compliquer le tout, les femmes portent une coiffe réalisée à partir de peau de chèvre qu&rsquo;elles enduisent également de la même substance. Par chance, nous avions préparé une « serviette à himba » avant de la faire monter et les femmes, habituées à circuler en voiture, préparent également un tissu pour se couvrir et limiter les dégats. Arrivés à Opuwo, nous évaluons l&rsquo;intérieur de la voiture. Seul le plafond a souffert un peu de la coiffe en peau de chèvre ainsi que la poignet de porte. Il faudra juste penser à shampouiner un peu le plafond avant de rendre la voiture, mais c&rsquo;est un moindre effort en comparaison de la nature insolite du moment.</p>
<p align="JUSTIFY">Après un ravitaillement global à Opuwo, nous commençons réellement l&rsquo;aventure puisque nous empruntons une piste réputée mauvaise au point que notre agence de location nous indique que c&rsquo;est à notre propre risque s&rsquo;il arrive quoique ce soit sur cette route. Nous nous sommes bien évidemment, au préalable, assurés auprès de locaux que la route soit praticable pour des novices comme nous. Cette route se révèle mauvaise mais faisable. Elle donne lieu à un spectacle époustouflant en terme de paysages : plaines sableuses, montagnes, oasis près de rivières et toujours ce paysage si typique, une immense plaine à perte de vue et comme posée dessus, un petite montagne sortant de nul part. Sur le trajet nous perturbons quelques animaux sauvages (girafes, oryx, springboks, autruches) en plein repas. C&rsquo;est d&rsquo;autant plus excitant de les voir que cette fois-ci c&rsquo;est dans la nature et non pas dans une réserve. La fin de journée donne lieu à des couleurs éclatantes, un rouge presque ocre, sur la roche.</p>
<p align="JUSTIFY">Nous arrivons en fin de journée, juste après le coucher de soleil, dans notre nouveau camping de communauté, bien isolé à 25 km de la « route pricinpale ». Malgré nos doutes et inquiétudes, nous voici bien arrivés au <strong>« Marble camp »</strong>. Petra et Patrick en rêvaient depuis des semaines et c&rsquo;est chose faite. Nous nous retrouvons seuls dans ce petit camping de 5 emplacements au pied d&rsquo;un lit de rivière asséché. Le personnel est toujours aussi accueillant et attentif, les structures toujours aussi bien intégrés à l&rsquo;environnement et bien entretenues. Nous resterons ici 2 nuits, l&rsquo;occasion pour nous de se reposer et de profiter des environs pendant une journée complète.</p>
<p align="JUSTIFY"> <a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-II-17.jpg"><img class="alignleft" title="Namibie part II (17)" src="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-II-17-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a>Nous en profitons pour aller rencontrer un nouveau village Himba. Il s&rsquo;agit un village permanent, les femmes semblent attendre les hommes partis avec le cheptel. Seul un homme est présent, il est âgé et assis dans un grand cercle formé par des pierres. Ce cercle est en réalité l&rsquo;un des points centraux du village : le feu sacré ou « holy fire » important pour le culte des ancêtres sur lequel repose l&rsquo;essentiel des croyances et cultes religieux himbas. Ce « holy fire » est situé au centre, dans l&rsquo;alignement de la maison du chef du village et de l&rsquo;enclos pour les bêtes. Les maisons ou huttes présentent un toit arrondi, les murs sont composés de morceaux de bois recouverts d&rsquo;un mélange de terre et de bouses de vaches. LA grande différence par rapport à notre précédente rencontre avec les himbas, réside dans le fait que, cette fois-ci, les femmes n&rsquo;attendaient pas de touristes : pas de souvenirs à proposer, elles continuent leur travail quotidien de confection de leurs habits traditionnels en peau de chèvre ou d&rsquo;agneau. Par conséquent, passé un petit quart d&rsquo;heure d&rsquo;observation et de retenue mutuelle, le dialogue et la rencontre semble plus naturelle, plus sincère. Nous guide nous sert d&rsquo;interprète. <a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-II-21.jpg"><img class="alignright" title="Namibie part II (21)" src="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-II-21-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a>Très rapidement, les femmes fières de leur costume, s’apprêtent, se parent de leurs plus beaux bijoux et atours<a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-II-17.jpg"><br />
</a> pour une séance photo spontanée. Nous nous faisons un plaisir de leur montrer le résultat sur l&rsquo;écran de l&rsquo;appareil photo numérique. Simon inverse les rôles et se fait prendre en photos par une des femmes du village, Laure dessine quelques silhouettes avec de l&rsquo;ocre himba qu&rsquo;elle a rajouté à sa palette de couleurs. Cela donne lieu comme d&rsquo;habitude à beaucoup de rires et d&rsquo;interrogations. Au bilan, nous nous rendons compte que bien qu&rsquo;il ne se soit pas passé grand chose durant cette rencontre, nous avons passé un excellent moment, sincère, spontané et plein d&rsquo;authenticité avec ces femmes et elles aussi paraissent ravies. Un très bel instant qui restera gravé dans nos mémoires.<a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-II-21.jpg"><br />
</a></p>
<p align="JUSTIFY">Le lendemain, nous repartons sur notre « piste interdite ». Celle-ci reste finalement praticable malgré des « mini-vagues » sur le sol mettant légèrement à mal nos amortisseurs et nos nerfs. Le décor reste splendide. Durant le trajet de 4 heures, nous ne croisons personne : aucune voiture, aucune âme qui vive. Entre montagnes et désert, la « Skeleton Coast » n&rsquo;est plus très loin. Nous arrivons sur les hauteurs de <strong>Purros</strong>, le spectacle est époustouflant. La végétation verdoyante serpente en suivant le lit de la rivière asséchée, offrant ainsi un contraste saisissant avec les dunes et le désert qui l&rsquo;entoure. La vallée de Purros est réputée pour ses éléphants sauvages ou « éléphants du désert ». Par conséquent, nous devons faire attention à ne pas les attirer avec notre nourriture au risque de se réveiller nez-à-trompe avec un pachyderme.</p>
<p align="JUSTIFY">Le lendemain, nous sommes heureux de rejoindre la route autorisée par l&rsquo;agence, nous pourrons nous faire dépanner s&rsquo;il se passe quoi que ce soit. Toutefois, avant de rejoindre cette route, une nouvelle épreuve nous attend, il nous faut franchir le lit de la rivière. Epreuve qui se révèle plus compliquée que prévue puisque tout le lit n&rsquo;est que sable et arbres, pas de piste damée en perspective. Nous n&rsquo;avons pas le choix, après plusieurs tentatives et une prospection piétonne collective, nous entamons les hostilités. Nous devons faire vite car nous apercevons un ou 2 éléphants rôder dans les parages. Finalement, Simon s&rsquo;en sort comme un chef et nous sortons de ce traquenard sans encombres.</p>
<p align="JUSTIFY">Après 4h de piste, nous arrivons à <strong>Seisfontein</strong>, où nous faisons une pause pique-nique dans un ancien fort transformé en magnifique lodge : une petite terrasse ombragée et une piscine pour se rafraîchir, une salle à manger avec des imposants canapés en cuir pour se reposer, en bref, tout de l&rsquo;image d&rsquo;un lodge namibien luxueux. Nous parvenons au camping d&rsquo;Aba huab après une longue journée de route. Après quelques jours hors des sentiers battus, nous retrouvons la route plus classique et par conséquent, son lot de touristes avec&#8230;Mais pourquoi tant de touristes par ici ? La suite au prochain épisode&#8230;</p>
<p align="JUSTIFY"><a title="Namibie part II" href="http://www.flickr.com/photos/letsglobetrotters/sets/72157630866734842/" target="_blank">Par ici les photos </a></p>
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		<title>Nous ne regarderons plus jamais les reportages animaliers comme avant&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Aug 2012 18:47:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[lets]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Namibie]]></category>
		<category><![CDATA[Récits de voyage]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY">Après un mois sans de nouvelles, nous voici de retour pour vous faire part de nos aventures namibiennes.</p>
<p align="JUSTIFY">Après un départ déjà nostalgique de Tananarive le dimanche 1er Juillet, nous restons sur l&rsquo;île Maurice le temps de notre escale de 2 jours avant de rejoindre le continent africain. Après quelques hésitations à visiter un peu l&rsquo;île, nous avons décidé de rester dans notre chambre d&rsquo;hôtes pour mettre à jour le blog et les photos (comme vous avez pu le constater le mois dernier). Mais bon, il faut l&rsquo;avouer, le jardin avec vue sur le lagon n&rsquo;est pas un lieu si désagréable pour passer une journée de transit. Nous avons donc profité du soleil et d&rsquo;une petite plongée et fait nos élèves assidus, accrochés à notre ordinateur.</p>
<p align="JUSTIFY">Le 3 juillet, après une simple escale d&rsquo;une heure à l&rsquo;aéroport de Johannesburg, nous débarquons (et le terme est à prendre autant au sens propre qu&rsquo;au figuré) à <strong>Windhoek</strong> (prononcé vinedouhouk en Afrikaner), capitale de la Namibie. Et qui dit changement de pays, dit réadaptation : résultat, il faut tout reprendre à zéro mais nos réflexes malgaches sont encore bien présents !!! A peine arrivés à l&rsquo;aéroport, un taxi nous propose de nous emmener en ville. Rodés, nous refusons d&rsquo;emblée, le temps de faire le tour de l&rsquo;aéroport et de trouver un transport en commun (à priori moins cher). Après 10 minutes de recherche et notre taximan qui nous regarde faire avec un regard un peu perplexe, nous nous apercevons qu&rsquo;il n&rsquo;y a effectivement pas de transport en commun pour aller en ville. Il n&rsquo;y a que des taxis privatifs ou des locations de voitures au départ de l&rsquo;aéroport. Nous acceptons, perplexes, mais ne voulant pas nous faire arnaquer, nous commençons à négocier le prix&#8230; Mais, nous sommes très vite coupés dans notre élan : pas de négociation possible, 28 euros, c&rsquo;est le prix fixe pour le centre ville&#8230; Le taximan semble désabusé. Résignés, nous acceptons le tarif élevé et prenons conscience que nous devons peut être revoir notre vision de l&rsquo;Afrique. En effet, ici, on est en Occident. La capitale paraît au premier abord, propre, routes goudronnées, buildings, parcs avec pelouse coupée rase, des gens qui flânent, qui marchent devant les vitrines (oui nous disons bien, vitrines, choses que nous n&rsquo;avions pas vu depuis 2 mois)&#8230; Et pour finir, l&rsquo;aéroport se trouvant à 40 km de la capitale, cela ne paraît pas si excessif pour un taxi privatif. Nous commençons juste à confirmer ce que nous avions un peu anticipé, ce pays risque bien d&rsquo;être le plus cher de notre périple.</p>
<p align="JUSTIFY">C&rsquo;est pour cela que nous avions prévu de partager la location du 4&#215;4. Heureusement, quelques jours après notre arrivée à Madagascar, nous avions reçu une réponse à notre annonce internet d&rsquo;un couple franco-slovène qui avait les mêmes attentes et les mêmes dates de voyage que nous. L&rsquo;occasion pour nous de faire une nouvelle rencontre, de partager notre voyage pendant 3 semaines avec des inconnus et de diminuer le coup d&rsquo;une location totalement exorbitante !!! Quelle belle aventure en perspective !!! Comme indiqué plus haut, nous débarquons à Windhoek à 15h sans guide sur lequel nous appuyer, sans point de chute pour la nuit, bref, complètement à l&rsquo;arrache. Notre seul but, retrouver nos futurs covoitureurs, Patrick et Petra, à 15h au Zoo Park. Heureusement, nous les trouvons très facilement et eux, étant sur place depuis quelques jours, nous aident un peu à nous organiser pour la soirée, en plus de s&rsquo;être occupés de tous les préparatifs préalables ( trouver une agence de location pour le 4&#215;4, réserver les quelques campings souvent pris d&rsquo;assaut en haute saison&#8230;). Nous discutons un peu du planning des prochains jours : l&rsquo;idée, c&rsquo;est de filer directement vers le Nord, direction le parc national d&rsquo;Etosha, dans lequel nous passerons un peu plus de 3 jours.</p>
<p align="JUSTIFY">Notre première nuit dans une guesthouse nous fait prendre conscience du changement de pays. Elle est tenu par une allemande, dans les chambres, on entend beaucoup parler allemand. La maison ressemble plus à une maison américaine, grande, de plein pied, avec barbecue en brique sur la terrasse et panier de basket-ball dans la cour. Le tout est bien protégé par un mur surmonté de fil électrique et d&rsquo;une barrière imposante avec gardien. Le temps d&rsquo;un achat dans le supermarché du coin confirme nos premières impressions : tout le monde se déplace en voiture, on ne voit personne dans les rues, les trottoirs sont vides, il n&rsquo;y a pas un bruit. Madagascar et son agitation permanente nous semblent déjà bien loin !!!</p>
<p align="JUSTIFY">Le lendemain, nous démarrons sur les chapeaux de roues puisque nos objectifs du jour sont les suivants : retrouver Petra et Patrick, récupérer la voiture, faire les courses pour plusieurs jours et faire 450 km pour arriver à Etosha et le tout, avant le coucher de soleil soit 17h30 !!! Autant dire qu&rsquo;il ne va pas falloir chômer. Pour plus d&rsquo;efficacité, nous partageons les tâches. Les filles font les courses pendant que les garçons vont chercher la voiture (normal.. ?). Après les formalités administratives, l&rsquo;inspection du 4&#215;4 comme il se doit, vient le temps d&rsquo;apprendre un peu sur la mécanique (le niveau des liquides, la pression des pneus à surveiller, la conduite à tenir dans le sable, le crique pour le changement de roue, LES roues de secours, les courroies de rechange, la batterie de rechange, l&rsquo;utilisation du mode 4&#215;4, 4H, 4L, les 2 réservoirs d&rsquo;essence de 60 et 80L chacun&#8230;).<a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-I-38.jpg"><img class="alignright" title="Namibie part I (38)" src="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-I-38-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a> Je réalise, un peu, qu&rsquo;un 4&#215;4 n&rsquo;est pas une voiture comme les autres. Puis, vient le temps du camping : en effet, nous avons 2 tentes fixées sur le toit dépliables et pliables en 10 min quand on est en forme !! Tout le matériel est fourni, duvets, matelas, malle pour les couverts, butagaz, table, chaises et frigo !! Nous voilà donc prêts à partir. Il ne reste plus qu&rsquo;à assimiler&#8230; la conduite à gauche. Il faut surtout perdre des réflexes !! Tourner au bon endroit, prendre la rue dans le bon sens, changer les vitesses avec l&rsquo;autre main !!! Heureusement la Namibie n&rsquo;est pas le pays le plus dense en terme de circulation routière, ce qui nous permet de nous familiariser doucement avec la voiture!!</p>
<p align="JUSTIFY">Nous partons donc pour <strong>Etosha</strong>, un des parcs nationaux de Namibie, réputé pour ses animaux sauvages. A nous le safari « ourselves » !!! La route se révèle surprenante et magnifique. A perte de vue, une ligne droite de bitume, presque sans virage, suivant les monts et vallées imposés par le relief local. Nous découvrons un paysage plutôt sec, la savane telle qu&rsquo;on se l&rsquo;imagine, herbe haute, jaunie par le soleil et la sécheresse, ponctuée d&rsquo;arbres denses mais pourtant peu feuillus aplatis sur le dessus comme écrasés par la chaleur. Il nous manque juste la tête d&rsquo;un lion tapi dans les herbes pour finaliser le tableau !!! Durant le trajet, nous longeons sur des dizaines kilomètres des enclos délimitant les fermes des farmers Afrikaners laissant imaginer l&rsquo;espace disponible pour leur élevage de bovins. Les enclos sont ponctués de monticules impressionnants liés à une activité intensive de colonies de termites. Le tout donnant l&rsquo;aspect de pyramide un peu bancale de plus de 2 mètres de haut. Nous découvrons également des panneaux de signalisation peu communs dans notre pays natal puisqu&rsquo;ils nous signalent la possible présence de phacochères !! En effet, ceux-ci se révèlent très présents le long de la route, seul en couple, en famille. Les premières photos déferlent avant même d&rsquo;être arrivés dans le parc, ça promet !!!</p>
<p align="JUSTIFY">La journée avance et Etosha nous ouvre ses portes puisque, comme convenu, nous arrivons avant le coucher du soleil !!! Pour atteindre le camping, il reste 5 kilomètres à faire. L&rsquo;excitation est à son comble lorsque nous voyons nos premiers animaux sauvages. Au programme : springboks, oryx, zèbres mais surtout deux girafes et même un éléphant. Autant dire que nous nous arrêtons souvent, et que nos derniers kilomètres en sont considérablement ralentis. Une fois les formalités administratives gérées, nous nous installons dans le camping. Nous découvrons le camping en mode « sud-africain », un bel emplacement spacieux, un coin pour le feu, un point d&rsquo;eau, une lumière et notre matériel (2 tentes sur le toit) fait pâle figure à coté de certains : double tentes communicantes minimum, tapis de sol pour le coin salle à manger de 4 mètres sur 4 minimum, ou encore une remorque qui fait cuisine, bar, réserve de bouffe&#8230; Chacun dispose d&rsquo;un feu particulièrement imposant pour se réchauffer d&rsquo;une part, mais aussi faire griller la viande comme il se doit.</p>
<p align="JUSTIFY">A peine arrivés, nous nous empressons d&rsquo;aller à notre premier « waterhole » (plan d&rsquo;eau). Le parc étant situé dans une région très sèche, chaque plan d&rsquo;eau est l&rsquo;occasion de multiplier ses chances d&rsquo;apercevoir les animaux sauvages qui viennent s&rsquo;y désaltérer. Nous nous posons donc sur un banc, comme la 50aine de personnes qui sont déjà présentes et passons facilement 1 à 2 heures à regarder le va-et-vient de tous ces animaux. Nous assistons par la même occasion à notre premier coucher de soleil namibien. <a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-I-48.jpg"><br />
<img class="alignleft" title="Namibie part I (48)" src="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-I-48-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a>Les couleurs du soir sont magnifiques, un dégradé du bleu au rouge flamboyant en passant par le orange. L&rsquo;horizon est coupée par une forêt d&rsquo;arbres qui nous donne l&rsquo;aspect d&rsquo;ombres<a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-I-48.jpg"><br />
</a> chinoises. La nuit tombe et les projecteurs installés nous permettent de voir le bal continuer. L&rsquo;ambiance est impressionnante, tout le monde chuchote, assis à regarder la vie sauvage comme dans son canapé devant « National Geographic »  à la télé, sauf que cette fois-ci c&rsquo;est la réalité&#8230;</p>
<p align="JUSTIFY">Durant cette soirée, nous réalisons également combien, dans la réalité, la survie et surtout le temps reprend ses droits. C&rsquo;est comme-ci le temps s’arrêtait. Quand un animal arrive au point d&rsquo;eau, son pas est lent, attentif (pour éviter les attaques de prédateurs), toujours aux aguets. L&rsquo;approche de l&rsquo;eau peut durer plusieurs minutes entrecoupées de longs temps de pause. Le temps n&rsquo;est pas important pour une vie préservée. Nous verrons donc une nouvelle fois des zèbres, des oryx, des springboks, mais aussi 4 éléphants se réhydratant grâce à leur trompe qu&rsquo;ils portent maladroitement à leur bouche et des girafes obligées de réaliser une belle révérence pour atteindre péniblement l&rsquo;eau. Enfin, un bébé rhinocéros fait son apparition en fin de soirée.</p>
<p align="JUSTIFY">La magie opère sans problème, nous avons même parfois du mal à réaliser que nous sommes là, ou qu&rsquo;ils sont là devant nous !!</p>
<p align="JUSTIFY">La réalité nous rattrape rapidement car nous découvrons également la fraîcheur des nuits caractéristiques de l&rsquo;hiver austral. Nous sommes presque dans un climat désertique. La journée se révèle chaude, ensoleillée et sèche, alors que la nuit est froide, très froide, étoilée et toujours extrêmement sèche. Après un premier repas du soir dans le froid et une première journée intense partagée avec nos nouveaux compagnons de voyage, nous nous couchons des animaux pleins les yeux et pleins le tête.</p>
<p align="JUSTIFY">Au total, nous passerons 3 jours et demi et 3 nuits dans le parc d&rsquo;Etosha à vivre au rythme du soleil puisque les campements ouvrent leurs portes au lever du soleil et les ferment à son coucher. Nous nous promenons dans le 4&#215;4 le plan d&rsquo;eau en plan d&rsquo;eau, sortes de petits oasis dans la savane où la vie bat son plein et où nous pouvons tranquillement observer le va-et-vient continu des animaux.</p>
<p align="JUSTIFY">Il est interdit de sortir du véhicule en dehors des endroits indiqués, règle bien évidemment transgressée par certains touristes qui se croient en droit de faire ce qu&rsquo;ils veulent pour obtenir la plus belle photo au dépends bien souvent de la tranquillité des animaux mais aussi de tous les concepts de base de sécurité.</p>
<p align="JUSTIFY">Parce qu&rsquo;il serait barbant pour tout le monde de détailler chaque animal vu quel jour, voici les rencontres que nous retiendrons particulièrement de ce séjour à Etosha :<a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-I-45.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-287" title="Namibie part I (45)" src="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-I-45-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></p>
<ul>
<li>
<p align="JUSTIFY">le ballet des zèbres, des kudus, des oryx, des springboks ou encore des gnous autour des points d&rsquo;eau alors que nous prenions nos petits-déjeuners dans la voiture,</p>
</li>
<li>
<p align="JUSTIFY">la variété d&rsquo;oiseaux aux couleurs chatoyantes souvent perchés au sommet des mopanes ou des acacias asséchés,</p>
</li>
<li>
<p align="JUSTIFY">les sauts bondissants des springboks tels des enfants s&rsquo;amusant sur des trampolines,</p>
</li>
<li>
<p align="JUSTIFY">la course des girafes donnant l&rsquo;impression de films au ralenti avec leurs mouvements si amples et allongés,</p>
</li>
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<p align="JUSTIFY">le troupeau d&rsquo;une vingtaine d&rsquo;éléphants et d&rsquo;éléphanteaux <a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-I-37.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-286" title="Namibie part I (37)" src="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-I-37-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a>mangeant tranquillement en bord de route les herbes hautes sans nous prêter attention (autant dire qu&rsquo;à la vue de ces géants se déplaçant d&rsquo;un pas lourd et ralenti, nous nous sentons très petits et vulnérables),</p>
</li>
<li>
<p align="JUSTIFY">ce que nous avons surnommé, la « forêt de girafes », composée d&rsquo;une 15aine de spécimens grignotant tranquillement, entre les épines, les petites fleurs jaunes d&rsquo;acacias,</p>
</li>
<li>
<p align="JUSTIFY">la « transhumance des zèbres » défilant un à un devant la voiture en direction du point d&rsquo;eau le plus proche nous offrant un spectacle extraordinaire particulièrement émouvant,</p>
</li>
<li>
<p align="JUSTIFY">notre premier lion, entouré de ses 4 lionnes, que nous avons observé pendant quasiment 2 heures sans bouger pour les voir vivre leur vie de pa(s)cha (t)  et qui, finalement, nous ont fait le plaisir de passer à 3 mètres de notre voiture pour un shooting photo défiant toute loi du raisonnable,<a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-I-49.jpg"><br />
<img class="alignright" title="Namibie part I (49)" src="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-I-49-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></p>
</li>
<li>
<p align="JUSTIFY">notre dernière rencontre avec les lionnes, situées en bord de route ( à à peine 5 mètres de la voiture) dans les herbes hautes, surveillant au loin les agissements des troupeaux de gnous et de springboks.</p>
<p align="JUSTIFY"><a href="http://crestey.fr/lets/wp-content/uploads/2012/08/Namibie-part-I-49.jpg"><br />
</a></p>
</li>
</ul>
<p align="JUSTIFY">Nous retiendrons également :</p>
<ul>
<li>
<p align="JUSTIFY">l&rsquo;une des nuits les plus froides de Namibie à Okaukuejo, au point de nous réveiller en pleine nuit, le ciel scintillant d&rsquo;étoiles sans aucun nuage et au loin, le barrissement de quelques éléphants prenant leur bain au point d&rsquo;eau,</p>
</li>
<li>
<p align="JUSTIFY">le fort de Namutoni, d&rsquo;époque coloniale allemande, très bien conservé et bien réhabilité en restaurant, bar, boutiques souvenirs dans la cour intérieur de notre 2ème campement,</p>
</li>
<li>
<p align="JUSTIFY">et enfin, les paysages aux couleurs envoûtantes et si particulières: parmi lesquels, la savane avec ses herbes jaunies et ses arbres argentés dénudés de toutes feuilles qui contrastent sur le ciel gris, le Pan asséché qui forme une vaste étendue blanche (liée au dépôt de sédiments asséchés) à perte de vue nous donnant une impression de fin du monde, et enfin, ces points d&rsquo;eau, véritables oasis de fraîcheur et de verdure mais surtout de vie.</p>
</li>
</ul>
<p align="JUSTIFY">Nous quittons finalement Etosha des images pleins la tête (et plein les cartes mémoires), et partons pour une autre aventure, la région de Kunene au Nord-ouest de la Namibie où d&rsquo;autres rencontres nous attendent&#8230;</p>
<p><a title="Photos Namibie part I" href="http://www.flickr.com/photos/letsglobetrotters/sets/72157630857046472/" target="_blank">Par ici les photos </a></p>
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